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Album | 26 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

Je l’aimais bien mon petit filleul. Avec son père, on avait fait les quatre-cents coups et on n’était pas peu fiers de le surprendre entrain de jouer du rock dans la cave avec son pote. Ca nous rappelait notre jeunesse ; c’était sain de se défouler sur sa guitare et de triturer des machines. On savait qu’on devrait le regarder traverser les affres de l’adolescence sans trop pouvoir l’aider, et quitte à se résoudre à le voir prendre de la drogue, on se disait qu’il était profitable que la défonce serve à la création plutôt qu’à arpenter les rues. Oui c’était touchant cette idée que quelque chose reste de génération en génération. Et puis Wavves, c’était un chouette nom. Au même âge, son père et moi étions exactement dans la même situation et ça ne faisait que d’accentuer la filiation qui faisait de moi un parrain plus que concerné… On aurait du se méfier quand il s’est mis à crier sur le petit Ryan Ulsh. Au lieu de ça, on a préféré n’y voir que des querelles d’enfants et mon ami n’a même pas répondu au téléphone lorsque les parents de ce dernier ont essayé de le joindre. Après tout, c’était de son âge de picoler outrageusement.


Au lycée il s’est mis à trainer avec deux gosses issus de la middle class, Billy Hayes et Stephen Pope, deux gentils punks californiens assez friqués (enfin disons plus que la moyenne). Il semblait assagi et buvait moins, et vu de loin c’était plutôt une raison de se réjouir. Autant le dire de suite, ce fut un véritable coup de massue lorsqu’il nous annonça qu’il comptait arrêter ses études pour se consacrer à la musique. C’était une chose noble de consacrer tout son temps libre à sa passion et d’y donner le meilleur de soi, c’en était une autre de s’imaginer artiste et de penser qu’on avait le talent nécessaire pour réussir là où tout le monde échouait. Mais bon que pouvions nous rétorquer ? Au final, du talent il en avait vraiment (un peu) à revendre.


Tout ça commença alors à prendre une tournure bien trop sérieuse, avec arrivage en force de gens du « milieu » comme Dennis Herring, un producteur qui avait bossé avec les Throwing Muses et qui connaissait donc la Kristin Hersh dont nous n’avions jamais cessé d’être amoureux. C’était du sérieux et l’idée qu’il puisse réussir là où nous avions échoué nous aveuglait. Malgré notre bienveillance ou à cause d’elle, en dehors des répétitions, les trois garçons devenaient de plus en plus oisifs. Ils fumaient des joints en glandant devant la télévision, se prélassaient au soleil au bord de grandes piscine, et arpentaient les rues en skate. La musique était devenu un truc qui permettait de patienter jusqu’à la sortie des planches de surf le week-end. Ils devenaient des héros de Brett Easton Ellis et ne disposaient pas du recul nécessaire pour essayer de changer le cap. La jeunesse a ce défaut qu’elle vous fait rapidement croire que vous êtes invincibles, que vous êtes le messie que le monde attend, que vous êtes là pour synthétiser ces deux dernières décennies.


Moins cynique que Snoop Dog, notre Nathan Williams se prenait plus facilement pour le King of the Beach que pour le King of the Bitch. Il mélangeait allègrement ironie infantile à vague à l’âme imaginaire. Il était punk, il faisait du surf, il était apolitique, il se foutait de tout, il était anarchiste, il aimait les guitares qui grondent et les passages catchy. Il était tout, il était rien, il voulait être des choses antagonistes, il y arrivait dans la forme mais pas dans le fond. Sous la fausse rage, on sentait bien sur « Super Soaker » qu’il ne faisait que geindre, qu’il essayait vainement de se rebeller. Etait-ce un appel à l’aide ? Et si oui à qui s’adressait-il ? A son père ? A moi ? A nous ? A eux ?


Combien auront-ils été avant lui à vouloir faire tourner des chansons sur trois accords ? Combien auront battis leur carrière sur cette alternance entre des intros/couplets grattés sur du nylon et des refrains qui laissent parler l’électricité pour mieux se revendiquer générationnels ? La vérité c’est qu’il n’y avait plus de générations, il n’y avait que des suiveurs qui essayaient de réitérer le miracle du doublé Nirvana/Pixies (« Linus Spacehead »). I’m stuck in the sky. I’m never coming down. I’m stuck in the ground. I’m never getting out. Oui telle est la tragédie de notre époque.


Le son était propre, bien présentable. C’était agréable et doucereux. La plage se matérialisait, le vent dispersait des grains de sable. Toute la planète indie rêvait de bikinis, même Stephen Malkmus ne pouvait résister. Vieux comme nouveaux étaient les bienvenus et sur « Mickey Mouse » c’était Panda Bear qui se faisait dignement représenter. Il y avait presque de la rédemption ici dans cette volonté d’offrir un produit fini, varié et goutu, qui faisait également office d’excuse pour les caprices du passé. Cependant vu de notre point de vue d’adulte, nous étions face à un gosse de 20 ans qui commençait ces phrases par quand j’étais jeune en parlant de l’année précédente. Mais le tout étant encore empli des joies qui sont de son âge, on finissait toujours par n’y voir rien de plus que la bonne blague d’un sale garnement qui nous refaisait plus le coup de Green Day que celui des Beach Boys modernes.


Nos femmes nous rassuraient, nous disaient qu’il fallait bien que jeunesse se fasse et qu’il était assez jeune pour rebondir ; et elles avaient probablement raison. Il faut dire que par certains moments, on avait envie de le suivre ce gamin. Chanter bêtement Oh Yeah Baby Say Goodbye n’avait plus rien d’idiot lorsque c’était fait en canon avec les irrésistibles mélodies d’un être si proche. Et puis finalement, Dieu sait que nous avions passé de bons moments à l’époque avec nos potes de Epitaph (« Post Acid »).


Un soir, alors que nous étions venus dîner chez ses parents, notre Nathan Williams jouait de la guitare sur le perron et chantait Green eyes, I’d run away with you / Green eyes, ’cause I’m a fool / I try staying away / I’m just not man enough et avec son aisance, sa légitimité de front, ce petit con m’a ému. Ce n’était pas grand-chose mais pendant un éclair de seconde, j’y ai vraiment cru. Alors je me suis approché de lui, et je lui ai raconté une histoire que son père et moi tenions secrète depuis toujours, une histoire que même sa mère ne connaissait pas, une histoire qui ne finit pas bien. Ca parlait d’un groupe qui s’appelait The Vines, un groupe qui ne voulait pas mélanger les Pixies et les Beach Boys mais qui se voyait comme le successeur de Nirvana et des Beatles. Ca parlait d’eux, ça parlait de nous, et de ceux dont il faut couver le talent si l’on veut qu’il débouche sur mieux que des hymnes consommables.

News | 25 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

L’admiration que leur portait Kurt Cobain les avait incité à se reformer le temps d’un concert en 1990 pour ouvrir pour Nirvana. Les reprises de leurs chansons Molly’s Lips et Son of a Gun sur Incesticide ainsi que la réadaptation de leur Jesus wants me for a sunbeam sur le MTV Unplugged leur auront assuré par dommage collatéral de rester dans l’histoire. Récemment les Dum Dum Girls se formaient en choisissant pour patronyme une référence à leur unique album Dum-Dum… Mais tout ça ne restait que des appels sans réponse.


Pourtant au moment où on les attendait le moins les The Vaselines se reforment pile 20 ans plus tard après leur séparation. Et attention il ne s’agit pas juste d’une réunion à objectifs mercantiles de type Pixies, non non il y a un véritable album à la clef !


Un premier extrait est d’ores et déjà disponible et si elles n’ont pas été revues à la hausse, les qualités de songwriting de Frances McKee semblent intactes.


The Vaselines – Sex With An X from Sub Pop Records on Vimeo.

Album | 24 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

Des robes légères, des fleurs parsemées sur des étendues blanches, de longs cheveux, bruns, blonds, châtains, qui glissent le long des épaules en grandes parties dénudées, des regards qui croquent le temps… la formule, bien qu’éprouvée au point d’être vue et revue, arrive à chaque fois, aidée par les senteurs printanières, à créer un émoi adolescent. Ajoutez à cela la production de Mark Ronson qui n’est pas le dernier lorsqu’il s’agit de maquiller des égéries et vous obtenez un irrésistible parfum aux senteurs de pique-niques au bord des lacs.


Loin de « Are You Thinking What I’m Thinking ? » leur premier album un brin immature, « Release Me » est une sacrée usine à tubes indie pop qui réussissent là où des groupes comme les Pipettes n’arrivent pas à procurer des sensations qui dépassent le cadre de l’attrait physique (« Wishing He Was Dead »). Derrière les bouts de tissus à pois, il y a surtout des couplets/refains d’une évidente fraîcheur qui ne prennent pas des gants lorsqu’il s’agit de balancer du single en moins de trois minutes avec en guise de cadeau d’au revoir de jolis ponts (« He’s Not A Boy »). The Like est ainsi.** Appuyé par une batterie bien moins binaire qu’à l’accoutumée (« Fair Game »), Elizabeth “Z” Berg distille une tendresse suave particulièrement excitante. Espiègle et coquine, elle susurre des histoires qui remettent l’homme à sa place (« In The End »). Avec leur sens de la mélodie sixties spontanée et leurs paroles pleines de malice, on oscille entre une version à guitare de Au Revoir Simone (« Release Me ») et une transposition enjouée de « Virgin Suicide ».


Déjà particulièrement sucré, le gâteau est saupoudré de petits copeaux de noix de coco en forme d’inattendus claviers vintage (« Walk Of Shame »). Oui tout ça est si doux que l’on en finit irrémédiablement à penser à la twee pop de Camera Obscura (« Narcissus In A Red Dress »), et ainsi d’une certaine manière on y retrouve également forcément mes protégés de The School (« I Can See It In Your Eyes »).


He’s not a boy that you can change ? Oui définitivement je suis un garçon faible.

News | 23 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

Après avoir enflammée le Ricard S.A Live Music Tour 2010 (en vidéo ici !!!), V.V. Brown, la seule digne concurrente de Janelle Monae cette année au titre d’artiste le plus fédérateur, débutera en novembre une grande tournée française dont les dates sont disponibles ci-dessous :

08/11 – Le Cabaret Aléatoire, Marseille

09/11 – La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand

10/11 – La Laiterie, Strasbourg

11/11 – L’Aéronef, Lille

13/11 – L’Olympic, Nantes

15/11 – Le Bataclan, Paris

17/11 – Le Ramier, Toulouse

Clip, Live, Ricard S.A Live Music | 23 August 2010 | Publié par admin

Retrouvez en vidéo les Twin Twin, grands gagnants du concours “Lance-toi en live” sur le Ricard S.A Live Music Tour 2010.





Ricard S.A Live Music Tour 2010 – L'interview des Twin Twin
envoyé par ricardsa-livemusic. – Regardez la dernière sélection musicale.

News | 20 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

Le nouvel album de Belle & Sebastian l’automne prochain chez Rough Trade Records et s’intitulera Belle & Sebastian Write About Love.


On ne sait s’il faut lire le titre de l’album comme une déclaration qui indiquerait une orientation tweecore avec les risques de diabètes qui y sont associés, ou si au contraire les anglais font preuve d’humour et nous prépare au contraire un album plein de tristesse et de tragédie. Il faut dire qu’avec l’amour on ne sait jamais s’il s’agit de plénitude ou de suicide.


La pochette en tout cas en tout est ravissante et apporte déjà des effluves de mélancolie antico-urbaine.


Album | 19 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

S’il n’y avait pas eu cette collaboration avec Unkle, le monde aurait pu penser que Autolux avait rendu les armes. Il faut dire que depuis 2004 et son fabuleux « Future Perfect » qui mélangeait pelle-mêle tous les courants liés à la noisy pop, de l’indie, au shoegaze en passant par le post-grunge, le trio s’était montré plutôt discret.


On le retrouve aujourd’hui dans la même configuration avec Carla Azar à la batterie et au chant, Greg Edwards à la guitare et au chant, et Eugene Goreshter à la quatre cordes ; la dualité des voix étant toujours génératrice d’une ambivalence rugueuse. Pourtant, malgré la bonne tenue générale du disque, quelque chose semble avoir été rompu. D’un côté, les incursions électroniques rappellent comme de par hasard les égarements mollasons de Unkle (« Highchair »), de l’autre il est difficile sur « Census » de ne pas penser à une version ralentie de « Sacred Trickster » de Sonic Youth. Autolux se retrouve ainsi vite prisonnier de ses envies d’essayer sans trop se mouiller et de son besoin de sans cesse se positionner par rapport à ses idoles.


On se souvient des mouvements post-grunge de « Angry Candy », de l’impact shoegaze des guitares de « Blanket », de l’évidence mélodique de « Robots in the Garden », tout cela est toujours présent sur « Transit Transit », mais l’on ressent moins la tension, l’envie d’être exhaustif. On pourra rétorquer que c’est le propre des seconds albums mais c’est justement ce qui faisait qu’Autolux n’était pas un second couteau mais un challenger. Là on les sent rétrograder. Les ballades sont magnifiques (« Spots »), le mur du son toujours discret tout en étant efficace (« Supertoys »), mais la diversification ne prend pas, la rage est bien trop contenue (« The Bouncing Wall »). Même le single « Audience No. 2 » ne possède pas cette facilité mélodique qui caractérisait le groupe.


Une autoroute s’ouvrait devant eux et, en passant la bonne vitesse, Autolux aurait pu tracer le chemin vers les hautes sphères de la noisy pop mondiale. Malheureusement il a pris la mauvaise sortie et il faudra aujourd’hui se contenter du périph.

News | 18 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

Weezer sont de sacrés farceurs qui aiment jouer et divertir leur public. Ainsi depuis longtemps, ils proposent à leurs fans de récurrentes devinettes où il s’agit de découvrir le nom de l’album en ne regardant que la pochette. Cependant le jeu n’était pas très compliqué (si la pochette était bleue, c’était le Blue Album ; si elle était verte, c’était le Green Album… et ainsi de suite). De ce fait, pour son nouveau disque, la bande à Rivers Cuomo a décidé de corser un peu la chose.


Vous êtes prêt ? Regardez la pochette du nouvel album ci-dessus !


Alors ? La bonne réponse était « Hurley » ! Ah merde vous aviez pensé à Jorge Garcia ! Mais non ce n’est pas l’acteur qu’il fallait voir ici mais bien son personnage dans Lost !


Bon,  s’il s’agissait d’un jeu derrière un paquet de céréales, on comprendrait, mais venant du groupe qui a sorti « Pinkerton », ça laisse perplexe. 1000 € au premier qui appellera le XXXXX avec la bonne réponse… hum


Bon à côté de ça, Weezer a signé chez Epitaph et sortira « Hurley » le 13 septembre. Memories, le premier extrait est en écoute ci-dessous.




Weezer – Memories by Hypetrak

Album | 17 August 2010 | Publié par Benjamin F

 

Les saisons passent et « Friend and Foe » de Menomena continue (malheureusement) d’être au sens propre mon album de chevet, « Friend and Foe » le chevalier noir qui vient défendre mon sommeil, et qui a su m’apprendre à vivre avec mes démons au point que j’accepte parfois d’affronter la nuit sans invoquer sa rassurante présence, tout en sachant qu’à la moindre pression, il accourra à ma rescousse.


Avec « Mines », au moindre signal, au plus petit geste, le groupe est toujours capable de se matérialiser et de déployer un « TAOS » enlevé qui apparaît comme un formidable single fédérateur, un morceau qui jure avec la noirceur de la nuit, une histoire qu’on raconte aux enfants, une histoire magique qui contient les violons de Melody Nelson. Conservant cette approche du rythme spontané, des fûts qui prennent la tête de la course puis se cachent puis s’imposent, et cette manière de multiplier les sonorités de manière inopinée, Menomena reste l’un des plus expérimentaux groupes pop indé (« Killemall »). Pour un groupe qui a déjà légitimé ses galons, Menomena continue de cultiver ce goût pour les structures qui prennent leur temps, pour cette beauté qui n’est jamais frontale mais toujours formidablement pernicieuse (« Tithe »). L’exigence musicale et la sainte volonté de déplacer la pop dans un nouveau fourneau, d’en conserver les forces mélodiques mais d’élever le débat à un tout autre niveau. Et surtout ne pas se presser, ne pas foncer tête baissée vers un refrain trop attendu, se laisser guider par le chant non-chalant, proche de celui de Damon Albarn, de Brent Knopf (« Queen Black Acid »), sans pour autant décevoir en se défaussant des montées apocalyptiques (« BOTE »).


Pourtant les go home de « Dirty Cartoons » traînent en longueur et nient pour une des premières fois la volontés des américains à éviter de laisser d’ennuyeuses boucles pénétrer dans leur univers, et la légèreté des ascensions de titres comme « Wet & Rusting » se retrouve lestée par des maladresses mélodiques qui prennent successivement la forme de notes de guitares dont les hampes munies de crochet n’arrivent pas à retenir les ovales, ou d’harmonies vocales qui ne trouvent pas le juste niveau d’intimité (« Five Little Rooms »).


S’il y a toujours eu chez Menomena cette volonté de revisiter l’indie rock américain, on se dit que ces derniers sont de plus en plus concurrencés par leurs propres extensions Ramona Falls et Lackthereof, deux groupes qui semblent posséder une liberté plus forte comme si, à contrario de leur géniteur, aucune contrainte n’était imposée de base pour le plaisir de l’exercice de style.


Oui sur « Mines », on a pour la première fois l’impression que la règle de fonder les chansons sur un songwriting à six mains est une expérience qui montre ses limites : la démocratie participative s’essouffle et certaines chansons (sans pour autant n’être jamais désagréables) ressemblent à une suite de collages hasardeux et non prémédités (« Sleeping Beauty »).


Paradoxalement, « Mines » est à la fois l’album le plus mature, le plus chirurgical, le plus construit du trio mais aussi celui dont on attendait qu’il irrigue de manière plus systématique les âmes. Il n’en reste pas moins un très bon disque qui s’est juste fait prendre au piège de ses propres ambitions.

Live, Ricard S.A Live Music | 16 August 2010 | Publié par admin

La vidéo exclusive des coulisses du Ricard S.A Live Music Tour 2010 !




Ricard S.A Live Music Tour 2010 – La vidéo des coulisses
envoyé par ricardsa-livemusic. – Clip, interview et concert.