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	<title>Ricard S.A. Live Music</title>
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	<description>Chaque semaine, faîtes le plein de live !</description>
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		<title>SLEEPINGDOG &#8211; With Our Heads In The Clouds And Our Hearts In The Fields</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 09:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Electro-folk]]></category>
		<category><![CDATA[Sleepingdog]]></category>

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		<description><![CDATA[On ne connait pas trop la succession d’événements qui ont relié New York, Austin et Bruxelles sur la carte de la vie de Adam Wiltzie et on n’ose imaginer la suite improbable de hasards qui l’aura amené à rencontrer Chantal Acda et à se lier d’amitié avec elle. Tout ce que l’on sait, c’est que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On ne connait pas trop la succession d’événements qui ont relié New York, Austin et Bruxelles sur la carte de la vie de Adam Wiltzie et on n’ose imaginer la suite improbable de hasards qui l’aura amené à rencontrer Chantal Acda et à se lier d’amitié avec elle. Tout ce que l’on sait, c’est que les sept albums de Stars of the Lid auront débouché sur ce side-project fragile et attachant où un homme et une femme que tout oppose se retrouve en osmose le temps de 8 chansons.</p>
<p>D’un côté la voix et le piano de Chantal Acda, de l’autre les machines et les ambiances de Adam Wiltzie et au milieu le néant, une zone de friction qui se rétrécit rapidement au point de disparaitre, une imbrication que seuls les violons de Hildur Gudnadottir et Chester Desmond contemplent parfois.</p>
<p>Alors que depuis plusieurs années, Adam Wiltzie compose les chansons d’ambiant-drone de Stars of the Lid en s’échangeant des fichiers à distance avec Brian McBride son acolyte de toujours, il retrouve ici la sérénité d’un travail instinctif où le dialogue peut s’établir entre instruments organiques et échappées électroniques (« From where it was »).</p>
<p>Si sur le papier, cette alchimie donne des frissons dans le dos, l’équilibre du couple s’avère malheureusement un brin brinqueballant au fur et à mesure que l’on avance dans ce « With Our Heads In The Clouds And Our Hearts In The Fields » ; la tête se dorlote bien dans les nuages cotonneux dessinés de toute pièce par le père mais le cœur, lui, étouffe sous la terre labourée par la mère avec trop de vigueur.</p>
<p>Dans sa construction et dans la rencontre qu’il propose, Sleepindog fait penser à un autre grand duo de l’année : <a href="http://www.playlistsociety.fr/2011/05/king-creosote-jon-hopkins-diamond-mine/14822/">King Creosote et Jon Hopkins</a>. Là aussi il est question d’une délicate fusion où chacun essaye de donner tout ce qu’il a sans pour autant jamais empiéter sur la pureté des interventions de l’autre. Mais là où les compositions de King Creosote se suffisent à elles-même et ne sont que magnifiées par les ajouts de Jon Hopkins, celles de Chantal Acda peinent à fonctionner sans les l’incroyable densité des textures de son hôte (« Kitten Plays The Harmony Rocket »).</p>
<p>Un décalage se crée alors dans notre esprit et la belle osmose n’est plus qu’une relation de dépendance de l’un à l’autre, et plus les mélodies vocales se craquellent, plus les variations harmoniques et les clusters maintenus nous emballent.</p>
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		<title>Le retour de Papier Tigre</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Math Rock]]></category>
		<category><![CDATA[Papier Tigre]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2012, ça va ressentir la sueur ! Papier Tigre est de retour ! Pour leur troisième album, ils ont décidé de bosser avec une valeur sûre : John Congleton (Bill Calahan, the Walkmen, Xiu Xiu, Explosions in the Sky&#8230;). L’objectif est de conserver au premier plan l&#8217;intensité du côté live qui les a toujours caractérisé. &#8220;Recreation&#8221; devrait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2012, ça va ressentir la sueur ! Papier Tigre est de retour !</p>
<p>Pour leur troisième album, ils ont décidé de bosser avec une valeur sûre : John Congleton (Bill Calahan, the Walkmen, Xiu Xiu, Explosions in the Sky&#8230;). L’objectif est de conserver au premier plan l&#8217;intensité du côté live qui les a toujours caractérisé.</p>
<p>&#8220;Recreation&#8221; devrait alors être un disque plein de rupture et d&#8217;explosion, une cavalcade qui ne manquera pas de reprendre son souffre et de souligner les détails. Bref un disque qui devrait être à l&#8217;image de &#8220;Home Truth&#8221; le premier titre en écoute ci-dessous :</p>
<p><object width="100%" height="81" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F29978432" /><embed width="100%" height="81" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F29978432" allowscriptaccess="always" /> </object></p>
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		<title>KidWithNoEyes est l&#8217;artiste Fair du moment sur Ricard S.A Live Music !</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 10:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NotSoBlonde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Clip]]></category>
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		<category><![CDATA[better man]]></category>
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		<category><![CDATA[session]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous le savez, Ricard S.A Live Music est l&#8217;un des partenaires historique du FAIR. Pour inaugurer l&#8217;année 2012 avec notre rubrique &#8220;l&#8217;artiste Fair du moment&#8221;, nous nous sommes intéressés au cas de Kid With No Eyes. Nous avons donc demandé à deux blogueurs qui nous sont proches de nous donner leur vision de cet intriguant artiste: Rod [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vous le savez, Ricard S.A Live Music est l&#8217;un des partenaires historique du <a href="http://www.lefair.org/">FAIR</a>. Pour inaugurer l&#8217;année 2012 avec notre rubrique &#8220;l&#8217;artiste Fair du moment&#8221;, nous nous sommes intéressés au cas de <a href="http://www.facebook.com/thekidwithnoeyes">Kid With No Eyes</a>. Nous avons donc demandé à deux blogueurs qui nous sont proches de nous donner leur vision de cet intriguant artiste: Rod du <a href="http://www.le-hiboo.com/">Hiboo</a> nous a gratifié d&#8217;un magnifique Hiboo d&#8217;Live mis en mot par le talent et la passion de <a href="http://www.leblogdelablonde.com/">NotSoBlonde du Blog de la Blonde</a>:</em></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/PNj3N9Tct7k" frameborder="0" width="820" height="450"></iframe></p>
<p>Mon histoire avec<a href="http://www.facebook.com/thekidwithnoeyes"> Kid With No Eyes</a>  a commencé d’une bien étrange façon.</p>
<p>Sur une scène parisienne où il se produisait en tant qu’invité, interprétant seulement quelques titres, seul à la guitare, sans s’annoncer. Immédiatement, j’ai été subjuguée. Par le grain de voix, déjà, cette rugosité du timbre qui provoque irrémédiablement  les frissons. Par la grâce des compositions ensuite.</p>
<p>En live, seul avec sa guitare, l’effet est saisissant : La magie opère sans que l’on comprenne bien pourquoi. Immédiatement j’en suis convaincue, ce kid là est un mugicien. Un de ces musiciens-magiciens qui excellent dans l’art de fabriquer du merveilleux à partir de presque rien.  Il est de ceux qui bricolent  des morceaux qui font voyager l’auditeur bien loin dès lors que celui-ci se laisse happer par les mélodies enveloppantes. Un des rares capables de faire sourdre des émotions du plus profond de ton âme.  Celles qui te laissent pantois, ébaubi, bien incapable d’expliquer pourquoi.</p>
<p>Sauf que ce soir là, impossible de récupérer le nom de l’artiste qui m’avait tant émue. Je quitte donc la Bellevilloise un peu étourdie par la jolie rencontre musicale et fermement décidée à retrouver au plus vite un lien vers la musique de celui qui m’avait tant émue. C’est seulement quelques semaines plus tard que je tombe par hasard, alors que je ne le cherchais plus, sur Kid With No Eyes aka Clément Verzi, hors scène.</p>
<p>Dès cet instant, j’ai suivi de près son travail.  Qu’il se produise seul sur de petites scènes ou en première partie de Yaël Naïm avec qui il a travaillé (sur  son album éponyme il partage avec elle un duo (« Shelcha »)) devant un public bien plus nombreux, l’effet est toujours aussi sidérant. Quand il entonne son chant, ses mots et l’intensité de son interprétation font que le temps semble se suspendre.</p>
<p>Dès lors qu’on a assisté à un concert de KWNE on réalise combien il est difficile de rendre une telle émotion, en photo ou en vidéo. Mais voilà KWNE est lauréat de la sélection 2012 du <a href="http://www.lefair.org/">FAIR</a> et à ce titre le Hiboo doit relever le défi de tenter de rendre accessible par l’image l’authenticité touchante de ce conteur surdoué. Loin du décor habituellement associé à la folk boisée qui sent bon le feu de cheminée, le décor est planté dans une station de métro. Pas n’importe où. A Auber, sur des tapis roulants où les parisiens pressent le pas.</p>
<p>Dédaignant les clichés associés à ce genre musical, boudant les grands espaces et les cabanes en bois, le Hiboo choisit de mettre en scène le Kid dans un environnement urbain. Bien lui en a pris : Le contraste est saisissant entre l’interprétation habitée et l’apparente indifférence des passants. Qu’importe cette foule qui file vers son destin,  le kid continue son chemin, sans esbroufe. Clément joue simplement son morceau et l’instant n’en est que plus beau alors que pourtant il semble comme intégré à un décor qui n’est pas le sien. Déjà par le passé, alors qu’il produisait seul des vidéos pour promouvoir son projet, il avait tenté ce genre d’expérience, s’installant chez un caviste et chantant ses textes mélancoliques au milieu des clients qui semblaient ne pas faire grand cas de sa présence.</p>
<p>Que penser de ceux qui filent droit devant eux sans prendre le temps de prêter l’oreille à cette voix troublante qui s’offre à eux dans un endroit des plus inattendus ? Qu’ils mériteraient sans  doute de sortir de leur bulle l’espace d’un instant pour ne pas passer à côté de tels moments.</p>
<p>Heureusement, <a href="http://www.le-hiboo.com/">le Hiboo</a> a capté un peu de la magie de cette session souterraine et nombreux sont ceux qui vont désormais pouvoir savourer cette version acoustique de <em>Better Man</em>, titre qu’on a déjà pu entendre notamment interprété en duo avec Yaël Naïm au festival Musik’Elles et qui devrait figurer sur l’album de KWNE attendu pour la rentrée prochaine. Ce morceau au même titre que le reste du répertoire de KWNE confirme qu’il appartient au clan des esthètes dénués d’affectation qui misent davantage sur leur charisme et l’efficacité imparable de leurs mélodies émouvantes conjuguées à un songwriting convaincant que sur une mise en scène tapageuse.</p>
<p>Quelque soit l’endroit, l’émotion est là. Magie des mélodies élégantes sur lesquelles se pose son inimitable grain de voix.</p>
<p><a href="http://blog.ricardsa-livemusic.com/wp-content/uploads/2012/02/kidwith.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4509" title="kidwith" src="http://blog.ricardsa-livemusic.com/wp-content/uploads/2012/02/kidwith.jpg" alt="" width="553" height="300" /></a></p>
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		<title>BYETONE &#8211; Symeta</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 09:57:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Alva Noto]]></category>
		<category><![CDATA[Byetone]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Raster-Noton]]></category>
		<category><![CDATA[Techno]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment faire plus avec moins ? A l’origine, cette interrogation était motivée par des réflexions philosophiques sur notre rapport à la possession physique et mentale. Dans un monde où le marché commençait déjà à nous imposer des besoins, il était sain de se poser et de s’assurer ne posséder que le strict nécessaire. Être heureux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment faire plus avec moins ? A l’origine, cette interrogation était motivée par des réflexions philosophiques sur notre rapport à la possession physique et mentale. Dans un monde où le marché commençait déjà à nous imposer des besoins, il était sain de se poser et de s’assurer ne posséder que le strict nécessaire. Être heureux avec le minimum, c’est s’assurer un bonheur serein. Plus nous canalisions nos exigences en matière de biens personnels, moins nous étions dépendants de la vie, moins nous avions besoin de recourir à la compromission. Alors qu’est-il arrivé ? Comment cette maxime est-elle si rapidement devenue, non pas un positionnement de vie, mais bien une chose imposée par notre société ? Comment sommes-nous passé du mantra au kit de survie ? Aujourd’hui ce « Comment faire plus avec moins ? » est toujours suivi d’autres mots : Comment faire plus avec moins, tout en allant plus vite ? Comment faire plus avec moins d’argent ? Non seulement, il faut se battre pour faire autant, mais, qui plus est, notre nature humaine nous pousse à une amélioration permanente qui ne sera pas soutenue par la société. C’est le monde de l’optimisation : il ne s’agit plus de faire plus avec moins pour gagner notre indépendance, mais au contraire pour avoir une chance de survivre. Probablement qu’on y peut rien, que c’est la vie, et que ce vieux précepte n’était qu’un moyen de nous préparer à l’inéluctable.</p>
<p>Byetone, de son vrai nom Olaf Bender, est avant tout le fondateur du label Raster-Noton et, ayant grandi dans une Allemagne de l’Est méfiante des valeurs de l’ouest, il a depuis toujours été un partisan de la formule « Comment faire plus avec moins », sans qu’il s’agisse d’une décision imposée. C’était une histoire de conviction qui collait bien avec sa réalité. Du coup, qu’il s’agisse de son travail d’entrepreneur ou de musicien, il aura imposé sa vision d’un minimalisme social : offrir plus sans consommer inutilement les ressources, sans se bruler les ailes, sans laisser le champ des possibles nous monter à la tête. C’est un type qui veut partager tout ce qu’il a, comme s’il s’agissait de toujours se délester des choses qu’on accumule. Il veut partager le bruit comme le silence, le noir comme le blanc. Il aime que les silences aient besoin du bruit pour exister et que le noir et le blanc ne signifient rien sans les couleurs. Il se passionne pour les paradoxes et pour les oppositions, mais ne veut rien garder pour lui.</p>
<p>C’est toute cette approche de la vie qu’on retrouve dans « Symeta » ! « Symeta »,  un mot qui évoque la symétrie, la synthèse et les cimetières, un mot qui essaye d’en dire beaucoup avec seulement 6 lettes, un mot plein de contradictions, mais au final un mot simple, à la sonorité facile à retenir, un mot accessible et intelligible comme les 7 titres qui se cachent derrière. Alors que Raster-Noton a publié cette année des albums magnifiques d’une complexité angoissante (l’album de Kangding Ray et celui de Cyclo) ainsi que des bijoux de minimalisme (les solos d’Alva Noto), Byetone cherche à réaffirmer l’identité du label, à rappelé que leurs ambitions n’abritent nul élitisme ; la froideur expérimentale de ses membres n’avance jamais dans son coin et se met toujours au service des gens. On se retrouve alors absorbé par des boucles simples mais touchantes, simplistes mais raffinées. Il fait froid ; le souffle du ciel, perverti par les bourdonnements des usines toujours en fonctionnement, ne nous rassure plus ; mais plutôt que de se replier sur nous-mêmes et d’errer dans les rues abandonnées d’une capitale de l’est, nous sourions et dansons au milieu de la route avec les derniers passants. Ensuite, tout est une question de progression : ne pas brusquer, ne pas vivre d’illusion d’un futur meilleur, maintenir la pression, mais se contenter de cette boucle qui tournera encore été encore.</p>
<p>Les paradoxes de Byetone se matérialisent également dans l’objet même. Alors qu’il pousse au minimalisme et à l’absence de possession, sa passion pour le design souligne combien il aime l’objet « disque ». En s’occupant des pochettes de Raster-Noton et de l’identité visuelle du label, il donne corps à ce qui semble être devenu superflu aujourd’hui. L’esthétisme serait-il alors la seule voie de sortie pour les objets anachroniques ? Non, au contraire même, chez Olaf Bender, l’esthétique ne s’entend que dans un sens Bauhaus : il faut avant tout que les choses aient une signification et une légitimité. Du coup, on ne sait jamais ce que représente l’album pour Byetone. Est-ce un poids dont il faudrait s’affranchir, une étape inutile entre le musicien et l’auditeur ? Ou bien une pièce qui formalise l’œuvre et l’apporte à la réalité ? Ces questions ne me quittent pas à l’écoute de « Symeta ». Quel est le projet ? S’agit-il de démontrer qu’une chanson peut se limiter à un beat et un click (« Neuschnee »), ou de souligner que c’est dans les détails esthétiques que se trouvent le salut (« Topas »).</p>
<p>Au final, Byetone semble aussi perdu que moi entre son amour du vide et sa passion des belles choses. On dirait qu’à chaque grésillement, cette boucle mentale s’inscrit dans son crane : le beau est inutile, l’inutile est à bannir, mais on ne peut définir l’inutile qu’à partir du beau. Alors il vogue, un coup entre le minimalisme, un coup dans sa quête du détail parfait.</p>
<p>Et alors, « Symeta » devient un objet évident, une œuvre facile d’accès, qui ne cherche jamais la complexité tout en méprisant la simplicité (« Helix »). Le plaisir est immédiat, c’est un plaisir util et fonctionnel. On danse sur ces chansons ; elles nous accompagnent dans les villes ; on vit en elle : ce sont des lieux d’habitation, des lieux pratiques et conçus pour nous simplifier la vie.</p>
<p>On pourrait voir dans « Symeta », le sens du sacrifice de son auteur. Comme si, afin de permettre aux poulains de son label de se concentrer sur une musique exigeante et ardue, Olaf Bender avait accepté de composer des titres qui parleraient à tout le monde et qui ouvriraient la porte du label à ceux qui avaient peur d’y rentrer. Mais je crois qu’il est surtout la conséquence d’une recherche absolue du plus petit dénominateur du son Raster-Noton. Si l’on se met face à l’intégralité de leur production, ce n’est pas Alva Noto qui porte en lui l’identité de la maison, mais bien Byetone !</p>
<p>Plus « Symeta » avance, plus il est corrompu par un son live et par l’incursion de guitares électroniques (« Black Peace ») et de drones métalliques. On s’y sent comme dans une longue improvisation, comme si la composition, elle aussi, devenait superflue : la musique se jouerait dans l’instant et c’est tout ce dont elle aurait besoin pour survivre. Et puis tout d’un coup, ça ne s’arrête plus, Byetone oublie ses réflexions et se laissent embarquer par la musique comme un punk électronique qui veut taper à l’infini sur ses machines (influence de Suicide sur la deuxième partie de l’album). Peu à peu, le clics austères sont remplacés par une batterie au son plus humain, et à mesure que Olaf Bender gagne en humanité, il oublie sa philosophie, et c’est le « Comment faire plus avec moins ? » qui perd de son sens. Il ne réfléchit plus, il veut juste « faire ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/clhdafsiceo" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
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		<title>Un nouvel album pour Pony Pony Run Run</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 09:26:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Dance Pop]]></category>
		<category><![CDATA[Electro-Rock]]></category>
		<category><![CDATA[Pony Pony Run Run]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le succès monumental (et un peu surprenant, il faut bien le dire) de leur &#8220; You Need Pony Pony Run Run&#8221;, les petits gars de Nantes et Angers reviennent avec des ambitions encore plus internationales. Il ne s&#8217;agit plus seulement de reprendre les choses là où Phoenix les avait laissé avec leur premier album, mais bien d&#8217;ajouter à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après le succès monumental (et un peu surprenant, il faut bien le dire) de leur &#8220; You Need Pony Pony Run Run&#8221;, les petits gars de Nantes et Angers reviennent avec des ambitions encore plus internationales. Il ne s&#8217;agit plus seulement de reprendre les choses là où Phoenix les avait laissé avec leur premier album, mais bien d&#8217;ajouter à leur electro-dance une touche pop-funk anglaise qui les rapprocherait de The Rapture.</p>
<p>Leur nouvel album sortira le 27 février, et &#8220;Just a Song&#8221; semble être une formule signifiant juste une chanson pour patienter ; et non pour répondre à toutes nos interrogations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn685a" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>K-BRANDING &#8211; Alliance</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 09:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[K-Branding]]></category>
		<category><![CDATA[Krautrock]]></category>

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		<description><![CDATA[Du chaos naîtra le chaos et si selon l’angle d’où l’on se place, on pourra lire différemment le code que nous expose K-Branding, le résultat prendra toujours la forme d’une chute sans fin dans les abysses. Post-Punk, Indus et Krautrock ne sont que des mots auxquels on essaye lâchement de se raccrocher avant de réaliser que non ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du chaos naîtra le chaos et si selon l’angle d’où l’on se place, on pourra lire différemment le code que nous expose K-Branding, le résultat prendra toujours la forme d’une chute sans fin dans les abysses. Post-Punk, Indus et Krautrock ne sont que des mots auxquels on essaye lâchement de se raccrocher avant de réaliser que non ce puit démoniaque ne possède pas de prise.</p>
<p>Quand le saxo de Vincent Stefanutti apparait pour la première fois sur « Blurred Vision », on vacille tant on n’avait pas envisagé une seule seconde le décrochage free-jazz qui allait s’opérer (je ne connaissais pas « Facial » leur premier album au moment de la découverte de « Alliance »). John Zorn veille affectueusement sur ces jeunes là.</p>
<p>Au free-jazz pour son côté pile, K-Branding répond par la no-wave pour son côté face, mais plus que des influences et des rattachements à des mouvements, on sent surtout le besoin chez le trio de jongler avec le concept de liberté sonore : déployer une base inspirée par la musique concrète, y lâcher les guitares de Sonic Youth, y noyer les ambiances d’un vieux club de Jazz et enfin déclamer une prière pour réveiller le Dieu des forêts sombres (« Astral Feeling »).</p>
<p>De ce besoin de liberté nait aussi une relation fraternelle avec l’improvisation et de nouveaux fils se tendent sur « Assente Cultura » avec le plaisir certain d’entendre une jeunesse pour qui le travail de Derek Bailey et Anthony Braxton a encore du sens.</p>
<p>A trop jouer la carte de l’indépendance, le trio belge a peut-être parfois tendance à trop vite opter pour un « pour vivre heureux, vivons cacher » et on se met à regretter que la voix de Sébastien Schmitt ne se détache pas plus, ne prenne pas son envol, comme si à force de chercher à être libre le groupe devenait surtout dépendant de lui-même.</p>
<p>« Alliance » devient alors un album de contraste, un album où tout se brouille alors que tout est pourtant intelligible, un album où la réflexion combat l’instinct, un album où l’on se retrouve à se battre avec l’attrait que suscite le groupe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1DY95_RomKE" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
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		<title>Syd Matters le 06 mars à la Cité de la Musique</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 10:27:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Dylan]]></category>
		<category><![CDATA[Folk]]></category>
		<category><![CDATA[Syd Matters]]></category>

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		<description><![CDATA[Syd Matters, ce groupe qu’on pensait disparaitre aussi vite qu’il était arrivé, cette excroissance française du son mélancolique anglo-saxon de la fin des nineties, cette preuve qu’on pouvait faire aussi bien sans que personne ne pense qu’on pourrait un jour faire mieux… Et bien 10 ans plus tard, Syd Matters est toujours là, non plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Syd Matters, ce groupe qu’on pensait disparaitre aussi vite qu’il était arrivé, cette excroissance française du son mélancolique anglo-saxon de la fin des nineties, cette preuve qu’on pouvait faire aussi bien sans que personne ne pense qu’on pourrait un jour faire mieux… Et bien 10 ans plus tard, Syd Matters est toujours là, non plus comme une alternative, non plus comme un challenger, mais comme une évidence, comme un pilier institutionnel d’un songwriting français tournée vers l’Angleterre.</p>
<p>Je n’écoute pas souvent ces disques et, à chaque fois que je tombe par hasard sur eux (comme aujourd’hui par exemple), je m’étonne de ne pas les écouter plus souvent (là c’est « Brotherocean » !).</p>
<p>Du coup, c’est une bonne nouvelle de le savoir tourner toujours à quelques kilomètres de chez nous. On s’y habituerait presque.</p>
<p>Syd Matters sera le 06 mars à la Cité de la Musique pour « A History of Bob Dylan ». Une occasion de traverser cette fois l’Atlantique ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/A4N_zbegHro" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>Lofofora le 26 janvier à La Laiterie à Strasbourg</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 09:29:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live]]></category>
		<category><![CDATA[Lofofora]]></category>
		<category><![CDATA[Metal]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une France où le métal n&#8217;a jamais (rarement ?) percé les frontières de la musique populaire, Lofofora et ses 20 ans d&#8217;activité (d&#8217;activisme ?) commence à être un sacré exemple. &#8220;&#8216;Monstre Ordinaire&#8221;, leur septième album est disponible depuis le 24 octobre 2011 et, sans rien révolutionner, poursuit la tradition lofoforienne. Si l&#8217;on reprochera les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une France où le métal n&#8217;a jamais (rarement ?) percé les frontières de la musique populaire, Lofofora et ses 20 ans d&#8217;activité (d&#8217;activisme ?) commence à être un sacré exemple. &#8220;&#8216;Monstre Ordinaire&#8221;, leur septième album est disponible depuis le 24 octobre 2011 et, sans rien révolutionner, poursuit la tradition lofoforienne. Si l&#8217;on reprochera les textes parfois empreints d&#8217;une rébellion facile, on ne pourra que constater l&#8217;efficacité conservée de ces riffs metal-hardcore.</p>
<p>Pour fêter sa longévité, la bande à Reuno sera le jeudi 26 janvier à La Laiterie à Strasbourg.</p>
<p>Du coup, je vous propose de réécouter &#8220;Les Gens&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/NPrpNhEs15Y" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
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		<title>C2C le 24 Janvier à la Gaite Lyrique</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 10:56:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live]]></category>
		<category><![CDATA[Beat Torrent]]></category>
		<category><![CDATA[C2C]]></category>
		<category><![CDATA[Hocus Pocus]]></category>
		<category><![CDATA[Platines]]></category>

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		<description><![CDATA[Le collectif C2C sera demain à la Gaite Lyrique pour fêter la sortie de son Ep Down the Road. Depuis qu&#8217;on ne peut plus compter sur Birdy Nam Nam pour ce qui est de chatouiller les platines le plus violemment possible, on peut compter sur les Nantais (quadruples champion du monde DMC) pour venir filer des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le collectif C2C sera demain à la Gaite Lyrique pour fêter la sortie de son Ep <em>Down the Road. </em>Depuis qu&#8217;on ne peut plus compter sur Birdy Nam Nam pour ce qui est de chatouiller les platines le plus violemment possible, on peut compter sur les Nantais (quadruples champion du monde DMC) pour venir filer des coups de crosse.</p>
<p>Composé de 20Syl et Greem ( Hocus Pocus) et de Atom et Pfel (Beat Torrent), C2C tape  là où beaucoup d&#8217;autres ne tapent plus. <em>F·U·Y·A</em>, premier extrait de l&#8217;EP à venir, fait appel à un clip rappelant la technique de Gondry sur le Around The World des Daft Punk (que Beat Torrent sample d&#8217;ailleurs souvent).</p>
<p>La technique se met au service de vrais morceaux, et l&#8217;on dépasse largement le cadre de la démonstration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1KOaT1vdLmc" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>Breastfeeders &#8211; Mes lunettes noires</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 08:51:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin F</dc:creator>
				<category><![CDATA[Clip]]></category>
		<category><![CDATA[Breasfeeders]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-Rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis une douzaine d&#8217;années, les salles gosses de Breasfeeders clament leur rengaine dans tous les bars de Montréal. Ils ne sont pas très sérieux, ils aiment les sorties tard le soir, les looks rock&#8217;n'roll, et le punk qui sent la bière. Ils ont beau avoir déjà ouvert pour les New York Dolls, ils ne se prennent pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une douzaine d&#8217;années, les salles gosses de Breasfeeders clament leur rengaine dans tous les bars de Montréal. Ils ne sont pas très sérieux, ils aiment les sorties tard le soir, les looks rock&#8217;n'roll, et le punk qui sent la bière. Ils ont beau avoir déjà ouvert pour les New York Dolls, ils ne se prennent pas vraiment au sérieux, et continuent de pousser au devant des guitares des textes absurdes, comme une version des Wampas apolitique.</p>
<p>&#8220;Dans la gueule des jours&#8221;, leur troisième album, toujours sur Blow The Fuse, mélange plus que jamais la fièvre américaine avec la pop française dansante, comme des mods à clou.</p>
<p>&#8220;Mes lunettes noires&#8221;, leur nouveau clip visible ci-dessous, est assez représentatif de leur discographie. A prendre ou à laisser.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xkypwv" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xkypwv_les-breastfeeders-mes-lunettes-noires_music" target="_blank">Les Breastfeeders: Mes lunettes noires</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/Bonsound" target="_blank">Bonsound</a></em></p>
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