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Archive pour April 2010

News | 30 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Les albums de Bloc Party (« Intimacy » en tête) et ses collaborations avec les acteurs du milieu électronique (The Chemical Brothers sur Push the Button et Tiesto) en attestent, Kele Okereke a toujours eu envie de taquiner sans détour le dance-floor.


Ce sera bientôt désormais chose faîte avec The Boxer, son premier album solo qui sortira le 21 juin. Produit par XXXChange, l’album devrait offrir une nouvelle facette à ses harmoniques vocales particulières !


Tenderoni, le premier single est en écoute ci-dessous.



Tenderoni by keleokereke

Album | 29 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Un demi-siècle sans pouvoir s’exprimer : En 47 ans, Luc Vertige a accumulé un riche panel d’émotions qu’il déverse dans ce premier album soit au travers de ses textes, soit en faisant corréler les poèmes des autres avec ses propres expériences.


Luc Vertige, c’est un Daniel Darc qui n’aurait jamais sombré dans les ténèbres, qui aurait vaincu ses démons et aurait trouvé une réelle stabilité émotionnelle. Il en découle des chansons écrites par un écorché vif qui aurait fait la paix avec lui-même. Les plaisirs de la vie inondent les veines comme aurait pu le faire la drogue si une autre voie avait été suivie. Une batterie électronique, un slide de basse, Luc Vertige conte l’amour avec malice et tendresse (« Dans la chambre ») et tisse des liens avec sa fille (« Ne grandis pas »)


Amateur éclairé de textes oubliés, le songwriter a fouiné le répertoire de Gérard de Nerval, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine afin d’en tirer des paroles d’une succulente modernité, des textes si actuels que le parallèle temporel en devient troublant. « Kate » rappelle plus l’univers de Gainsbourg que celui des « poètes maudits » tandis que « Rêve pour l’hiver » se reflète dans le miroir d’une subtile chanson française.


Particulièrement à l’aise dans les duos avec des actrices, Luc Vertige invite Rebecca Hampton à converser sur la bande originale d’un film de Christophe Honoré (« Contradictions Amoureuses »), et laisse Chloé Stéfani dédoubler son chant (« Quant les matins s’endorment »).


Il serait aisé de parler d’album de la maturité sous prétexte que les chansons ont été ici longuement mûries, mais en réalité « Contradictions Amoureuses » est symptomatique des qualités et des défauts d’un premier album. Il y a ici la richesse de l’univers qui éclot pour la première fois, la sincérité des premiers émois mais aussi une trop grande envie d’expulser bien vite toutes ses envies et passions restées prisonnières trop longtemps des impératifs vitaux qui éloignent les hommes des disques. Plus question de perdre du temps et Luc Vertige veut démontrer toute l’étendue de son talent. Tout déballer tout de suite et maintenant. On passe ainsi de l’électricité juvénile de « J’me saoule » dont le refrain évoque un rock français un peu tiédasse à des discours déclamés d’un ton chancelant caricaturant un peu les premiers Katerine (« Mon Ami », hommage au compère Marc Torikian décédé pendant la conception de l’album ?). Il y a une telle envie de bien faire ici que les étapes sont parfois brûlées.


Affirmant un univers personnel, plein de musiques, de films et de photos, Luc Vertige se glisse naturellement dans le paysage au point de devenir ce nuage qui avait toujours été là, qui avait toujours complété le tableaux mais que l’œil fatigué n’avait jamais remarqué : « Attachez-moi dans les épaves, les souvenirs. Dans les abîmes, les tréfonds de vos imaginations » nous dit-il alors.

News | 28 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Faisant suite à la tournée où il interprétait les titres de The Easer, Thom York poursuit l’aventure avec Flea des Red Hot Chilli Peppers et son producteur attitré Nigel Godrich. La formation se produit dorénavant sous le nom Atoms for Peace, d’après le titre de The Eraser (dont Four Tet avait d’ailleurs tiré un excellent remix).


C’est un véritable rêve de gosse que d’entendre la basse slappée de Flea résonner sous la voix emblématique de Thom Yorke. Et le résultat est d’autant plus jouissif que la coopération est des plus surréalistes tant les univers de RHCP et de Radiohead sont éloignés. A ce stade là, c’est aussi improbable qui si Beth Gibbons annonçait une collaboration avec Stephen Carpenter de Deftones.


Ci-dessous, le groupe reprend le fameux « Love Will Tear Us Apart » de Joy Division. Autant dire qu’à ce niveau la qualité sonore importe peu tant l’événement fait plaisir.


News | 26 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Il est de ces petits riens qui pourraient faire les grands touts :  Lors d’un concert de Them Crooked Vultures le14 avril dernier au Nokia Club de Los Angeles, Josh Homme a introduit “New Fang” par une dédicace aux « nouveaux départ » et à son ami Nick Oliveri.


De là à espérer que le bassiste fou pourrait faire son retour dans Queens Of The Stone, il n’y a qu’un pas ! Quoiqu’on en dise les reines ne sont plus les mêmes et une grande partie de leur folie s’était évaporée avec le départ de Nick Oliveri


La dédicace en question dans la vidéo ci-dessous :


Album | 23 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Harpiste anglaise qui a déjà travaillé aux côtés de Tunng et Capitol K (qui co-produit d’ailleurs ce « Change is Good, Change is Good »), Serafina Steer revient avec une douceur pop-folk aux contours raffinés et aux mélodies lumineuses.


De la même manière que certains utilisent la guitare pour donner de l’ampleur et de la musicalité à une voix habitée d’un trop plein d’émotion, Serafina Steer a bien conscience que sa harpe doit toujours être au service des chansons et jamais l’inverse. L’opus évite ainsi toute incartade démonstrative et reste toujours caritatif, prêt à épauler les âmes esseulées.


Sur les compositions épurées, le batteur Seb Rochford vient déposer en toute discrétion une rythmique rock qui permet ainsi aux titres de jouer sur les deux tableaux (« GSOH »). « Day Clo » est une pépite de post-folk à tendance suédoise proche de Soap & Skin où tout est à la fois froid et organique.


Du chant d’église (« Shut Up Shop ») à la complainte « The Valley », la harpe devient presque une métaphore de la musique : ce qui aurait pu passer au premier abord pour encombrant ne cesse d’affirmer sa profondeur et sa subtilité tout en s’imposant dans l’espace. On s’y sent protégé, détenteur d’un immense secret. Il y a ici suffisamment de souvenirs pour vous rappeler le confort du foyer (« How To Haunt A House Party » et ses entêtantes boucles électroniques), suffisamment de repères pour vous éviter le home-sickness (« Motion Pictures »), et pourtant inutile de le nier vous êtes bien à milles lieux de chez vous. Aussi incongru qu’il puisse paraître à la première écoute « Margoton », où Serafina Steer s’essaye au français, provoque un rapport attraction/répulsion qui oblige sans cesse à y revenir. A mille lieux, mais sans pour autant oublier sa culture.


Les chansons sont courtes (« The Sister Of Proportion »), ce sont de furtifs rayons de soleil puissants et condensés qui réchauffent la neige et la rende amicale. Définitivement, au-delà d’être harpiste, Serafina Steer est avant tout une grande songwriter toujours sur le fil. « Port Isaac » n’a nullement besoin d’artifice pour briller. Il y a ici une touchante juxtaposition entre épurations et folies mélodiques. « Change is Good, Change is Good » est d’une émouvante brièveté, un éclat sacré sur lequel vient se refléter les joies et les malheurs du monde.

Live | 22 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

On vous annonçait récemment la venue de Jonsi à Rock En Seine, et bien le leader de Sigur Ros a également confirmé une date à Paris au Bataclan le 7 juin au Bataclan.


Afin de vous mettre l’eau à la bouche un live de “Sinking Friendships” est visible dans la suite.


jónsi – sinking friendships (live) from Jónsi on Vimeo.

News | 22 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

A défaut d’officialiser l’éventuel enregistrement d’un nouvel album, Blur offre à tous ses fans un nouveau titre en échange d’un nom et d’un mail. C’est ici et ça vous fera lâcher votre Gorillaz quelques minutes !

Clip | 21 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Nous aurons probablement l’occasion d’y revenir prochainement ici, mais à la première écoute le nouvel album de LCD Soundsystem ne clôturera pas en toute beauté la courte carrière du groupe.


Cependant, si à bien des niveaux, l’humour de James Murphy ne passe plus sur ce disque, on se délectera toujours avec plaisir des clips de LCD Soundsystem ! Réalisé par Spike Jonze avec l’aide du principal intéressé, le clip de “Drunk Girls” offre un joli foutoir anarchico-comique, où les plans séquences se déplacent allègrement d’un personnage à l’autre.


A contrario du groupe, les pandas ne sont plus une espèce en voie de disparition.


Live | 20 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

Suite à un premier album « Raide à la ville » publié chez Polydor et qui étoffait l’EP du même nom de trois titres dont une reprise du Human Behaviour de Björk, Katel revient avec un nouvel opus intitulé « Decorum ».


Toujours avec pour ambition de faire la jonction entre les différentes facettes de la chanson française (de Dominique A à Jeanne Cherhal en passant par Nosfell), Katel se montre à la fois rugueuse et douce. Deux facettes que l’on peut entrevoir au travers de deux vidéos de mon collègue Rod du Hiboo à qui l’on doit également la photo d’illustration.


La première est un Hiboo d’Scene tourné ce week-end lors de la prestation de la jeune femme au festival de Bourges ; la seconde est un Hiboo d’Live réalisé non loin du Living Bar jouant parfaitement des contrastes de luminosité afin de transfigurer le décor.


 

Album | 19 April 2010 | Publié par Benjamin F

 

De Nick Cave & The Bad Seeds à Juliette & The Licks en passant par Ted Leo and the Pharmacists, l’histoire musicale aura toujours été pourvue de musiciens qui assument leur statut de leaders sans vouloir nier pour autant qu’ils n’existent qu’au travers d’un groupe. Songwriter incorruptible, Nicolas Lordier revendique ses chansons tout en sachant que ce « Nick » perdrait de sa personnalité au point de disparaître dans la masse, si on lui enlevait son « Mirrors ».


« Once Upon A Child » est un rayon de soleil qui se pose sur un champ de mars profané par l’hiver. Rythmée et pop, cette folk a de l’avenir, tant elle évite les écueils des chansons romantiques pour chanteurs mal rasés à chapeau (« On Your Own »). Les arrangements arrivent souvent de manière inopinée afin de donner de nouvelles dimensions aux chansons (« My Old Man ») et l’ensemble possède suffisamment de fraîcheur pour qu’on attende le premier véritable opus du groupe.


Néanmoins, Nick & The Mirrors doit encore consolider ses forces. « Sue » est caractéristique des travers dans lequel peut tomber le jeune groupe : si la maturité est de mise au niveau de la ligne de guitare, la duplication vocale des derniers mots de chaque phrase rende l’ensemble caduque et énervant. De plus, la faute à une production un peu trop léchée, le groupe n’évite pas certaine accointance mélodique avec une certaine chanson française qui manque d’envergure (« Long Haired Teenager » et son côté Renan Luce).


Entre l’Ep et le mini-album, « T(h)ree Shadows » est une belle aventure pop-folk qu’on espère voir gagner en rugosité.