Email :
Password :
Entrez l'adresse email que vous avez utilisé pour créer votre compte.

Archive pour February 2010

Clip | 26 February 2010 | Publié par Benjamin F

Ce que j’aime avec les nouvelles technologies, c’est qu’il suffit d’une bonne idée et d’un peu de fun pour susciter l’émoi sur Internet. Le meilleur moyen pour promouvoir sa musique actuellement ? Un clip qui sort de nul part réalisé avec les moyens du bord.

I Am Un Chien, groupe d’électro français qui aime à se travestir en groupe de rock, l’a bien compris et nous livre un clip réalisé « à la maison » avec pour unique matos une webcam et un PC. Effectivement le groupe interprète (ou plutôt fait semblant d’interpréter) un titre devant tous les inconnus internationaux qu’ils ont croisé sur Chatroullette. Pour rappel, Chatroulette est un chat en mode ramdom qui vous permet de procrastiner à foison toute la journée :)

Album | 25 February 2010 | Publié par Benjamin F

Nedry CondorsFondé sur la puissance créatrice de deux « techniciens » Anglais (Chris Amblin et Matt Parker), et appuyé par la profondeur de la voix d’une Japonaise (Ayu Okakita), Nedry est un trio londonien difficile à géolocaliser sur notre mappemonde musicale. L’enrobage trip hop y cache des influences bien plus vastes qui puisent aussi bien dans le dubstep, que dans l’ambiant et l’indie noise.

Le son est pur et les beats possèdent une densité qui emplit l’espace. « A42 » est à la croisée de l’IDM vocale et et de l’EBM sensuelle. Ayu Okakita fait penser à une Bjork qui interpréterait un titre de Portishead, ce qui débouche invariablement sur la folktronica de « Apples & Pears ». Sur « Squid Cat Battle », Nedry laisse exploser sa première salve de guitares conférant ainsi une nouvelle grille de lecture pour déchiffrer « Condors ». Effectivement la structure est définitivement post-rock et on fait alors le rapprochement avec 65Daysofstatic pour qui le groupe ouvre actuellement sur scène. L’affiliation est encore plus nette sur « Scattered » qui voit la voix être remplacée par des drilles de batteries pour un instrumental survitaminé et oppressant.

Ayu Okakita force un peu parfois sur les émotions. Effectivement, la chanteuse se livre trop, et ce à des moments souvent inopportuns (on peut d’ailleurs faire le même reproche à Bjork). L’ambiance romanesque qui se dégage de ses excès éloigne le groupe des terres minimalistes et le rapproche d’une autre frange tout aussi intéressante car sous exploitée. On pense ainsi parfois à des accointances d’obédience gothique, le tout passé au filtre de l’ambiant, « Condors » nous rappelant ainsi au bon « Souvenirs » de The Gathering (« Condors »).

« Condors » est un peu court en bouche pour se lancer dans de grandes affirmations, d’autant plus que les deux derniers titres sont dispensables et que l’ambiant experimental « Four Layers Of Pink » a tout d’un interlude. Mais il permet en tout cas à minima à Nedry d’imposer sa patte, de se substituer à plein d’univers et de trouver sa place au sein du mien.

Clip | 24 February 2010 | Publié par Benjamin F

Rétrospectivement “Giving Up The Gun” est peut être le titre de “Contra” que je déteste le plus. J’y ressens comme un vide qui essayerait sans cesse de démentir quelques bonnes idées instrumentales. Dans tous les cas, il s’agit d’une chanson symptomatique de Vampire Weekend.

Au contraire le clip est diaboliquement fun avec les présences de Lil Jon et RZA qui contrastent volontairement avec l’ambiance petits polos et tennis. Ajoutez à tout ça un décor ultra contemporain avec des balles qui se transforment en feu et vous obtiendrez vite un petit monde propret qui se fait soudainement envahir par un profond foutoir. Il faut sans nul doute y voir un message du groupe.

News | 23 February 2010 | Publié par Benjamin F

Alors que je vous parlais la semaine derrière du nouvel album à venir de Deftones, le premier single « Rocket Skates » est déjà disponible et écoutable dans la suite.

Bien que le groupe de Sacremento y applique la formule qui a fait son succès, les frissons ne cessent de parcourir le corps à l’écoute de ces guitares heavy et de ce Chino Moreno toujours à fleur de peau entre rage et émotion.

Uncategorized | 23 February 2010 | Publié par Benjamin F

L’édition 2010 du Hellfest se déroulera à Clisson les 18, 19 et 20 juin. A sa manière le Hellfest est devenu une véritable institution. Plus qu’un simple festival métal, il réunit aujourd’hui sous la même bannière des styles musicaux qui se sont toujours pourtant opposé. Avec le Hellfest, le hardcore côtoie le black metal, et le true metal s’acoquine avec l’indus.

Si je ne suis pas très convaincu par les deux têtes d’affiche (Kiss et Twisted Sistor pour un concours de hard rock parodique), la simple présence de Godflesh pour une reformation exceptionnelle vaut évidemment le déplacement. Pas qu’on se lasse des albums de Jesu mais voir Justin Broadrick accompagné de son groupe d’origine suscite forcément une excutation toute particulière.

A côté de ça, il y aura donc du hardcore (Agnostic Front, Sick Of It All), du metal-harcdore (Biohazard), du stoner (Brant Bjork And The Bros), du sludge (les excellentissimes Crowbar dont j’écoute toujours en boucle le Lifesblood for the Downtrodden), du black (avec Ihsahn et Immortal), du français culte (Loudblast), du punk (Jello Biafra & The GSOM) et même Sepultura qui ne cesse d’exister sans faire de vague.

L’intégralité de la prog est disponible ici et il y en a donc vraiment pour tous les goûts.

Album | 18 February 2010 | Publié par admin


Sortie d’album annulée, groupe abattu, avenir incertain… Depuis l’accident de Chi et son coma prolongé qui perdure depuis le 4 novembre 2008, Deftones se sera essentiellement focalisé sur des tournées de soutien à leur ami (accompagné pour l’occasion de toute la crème de la scène).

Ne souhaitant pas laisser leur camarade sur le bas-côté de la route et continuer l’aventure sans lui, Deftones aura donc définitivement mis de côté “Eros” l’album qui était en cours d’enregistrement au moment du drame. Le travail sur ce dernier ne reprendra qu’avec le retour de leur bassiste.

Parallèlement à cette pause à laquelle on espère toujours voir une fin proche et heureuse, le groupe de Sacremento accompagné de Sergio Vega (ex Quicksand) à la quatre cordes, publiera le 18 mai “Diamond Eyes”, le d’ores et déjà successeur de l’inachevé “Eros”. “Rocket Skates” le premier single sera disponible en téléchargement avant la fin du mois. Un court extrait qui fait fortement saliver est d’ailleurs disponible sur le My Space du groupe.

Album | 16 February 2010 | Publié par admin

The Very Most A Year With The Very MostPop américaine / 2010. Trio entre deux âges originaire de l’Idaho, The Very Most publie une réinterprétation pop des “Quatre saisons” de Vivaldi. “A Year With The Very Most” compile effectivement les quatre EP sorti par le groupe l’année dernière à la fin de chaque saison et portant les noms bienséants de “Spring”, “Summer”, “Autumn” et “Winter”. Si le concept peut paraître galvaudé, les chansons le légitiment dès la première écoute.

D’un côté, il y a “Today it’s even better”, un titre d’une instantanéité pop qui puise son pouvoir d’attraction au sein de toute votre initiation musicale, un titre qui condense en deux minutes toute la rhétorique des Beatles. De l’autre, il y a “April is the kindest month”, une balade transcendée par l’émotion du futur, un songwriting proche de celui de Damon Albarn dans lequel on aurait injecté une bonne dose de fraîcheur. Et ainsi très vite, on se dit que ce découpage temporel va bien au-delà qu’une simple division par saison : The Very Most s’impose spatialement à travers les âges de la pop !

Pour ceux qui comme moi considère comme un axiome la nécessité d’unicité d’oeuvre et porte une attention particulière à l’homogénéité de la production entre les titres, “A Year With The Very Most” ne décevra pas. Bien qu’enregistré en quatre fois, il transpire de la vision des membres du groupe. Tout concorde ici et la décomposition temporelle n’a pour but que de laisser l’inspiration se faire corrompre par de nouvelles ambiances. Il en résulte un album qui va quatre fois à l’essentiel, qui ne s’autorise aucun remplissage.

The Very Most me donne envie de me laisser aller, de me rattacher à des métaphores clichesques : Le printanier “The Only pretty ring time” marque bien la renaissance, l’envie de retomber amoureux ; l’estival “A Mid-80s Lower-Middle Class Family Summer Road Trip” sent la mer, les romances sur la plage et le soleil qui brûle les pages des livres ; l’automnal “Autumn Air” traduit l’épiphanie évoquée dans “Cendrillon” d’Eric Reinhardt : l’hivernal “It’s the best thing” donne envie de se blottir dans le cocon familial, d’hiberner et de recommencer le cycle.

The Very Most est ainsi un compagnon de chaque instant. “Away in a manger” c’est Belle & Sebastian délesté de tout poids, c’est le retour à l’innocence folk, c’est simple et décomplexé tout en étant ultre-recherché. Il y a ici une vraie capacité à écrire des pépites avec trois fois rien. “Firewoks” c’est de l’electro-pop enchantée écrite dans une chambre à partir de boucles retrouvées au fond d’un vieux tiroir. Ecouter The Very Most, c’est réécouter de la pop pour la première fois. C’est redécouvrir le plaisir de découvrir.

“A Year With The Very Most” et plus si affinité.

Note : 8,5/10

Non classé | 12 February 2010 | Publié par Benjamin F

Hot Chip One Life StandElectro Pop anglaise / 2010. Hot Chip a toujours été un groupe du paradoxe. Successivement brillant ou insipide, défricheur ou radoteur, excitant ou ennuyant, il écrit la musique de demain tout en livrant une triste parodie de celle d’hier. D’une chanson à l’autre, les émotions vacillent. On passe du sublime à l’inconsistant, on ne sait sur quel pied danser.

Plus que jamais, “One Life Stand” est un manifeste de ce paradigme. “Thieves in the Night” est une lueur d’espoir, l’impression que Hot Chip a enfin choisi la lumière, qu’il a enfin choisi d’assumer avec grandeur son statut. Il allie ici la beauté de la pop, l’ivresse de l’electro, et les remises en question de l’expérimental. On serait à deux doigts d’évoquer Radiohead de par cette exigence de chaque mesure.

Malheureusement les anglais revoient rapidement leurs ambitions à la baisse, décidant de faire le minimum syndical et de livrer une electro-pop douce et agréable qui manque pourtant de conviction (“Hand Me Down Your Love”). L’utilisation de l’auto-tune qui sied si bien à Kanye West prend ici des aspects putassier, une impression désagréable que le groupe compose dans l’espoir de se faire remixer et de passer dans les clubs du monde (“I Feel Better”). Quitte à vouloir défier le dancefloor, Hot Chip ferait aussi bien d’assumer ses côtés house et laisser les beats voler la vedette sur certains titres.

Cependant, les jambes réclament en continue de revenir encore et encore à “One Life Stand». Malgré ses écarts, l’album possède un pouvoir addictitif indéniable. Malgré les sonorités 8-bits affreusement ringardes de “One Life Stand”, on se retrouve embarqué par des mélodies qui possèdent la fraîcheur de Phoenix. Malgré sa ligne mélodique un peu convenue, “We Have Love” fait hocher la tête et le cœur. Malgré tout, Hot Chip reste un groupe aussi léger qu’intéressant.

Mais ce qu’il y a de plus succulent, c’est sa capacité à écrire des hymnes electro pop qui pourraient aussi bien rappeler Depeche Mode (“Brothers”) que redéfinir le futur de la pop (“Take It In”). Oui Hot Chip c’est avant tout une parfaite illustration de l’adjectif retro-futuriste. Quel dommage que le groupe ne soit pas plus exigeant, qu’il se perde dans des mièvreries qui dégoulinent le long des synthés (“Slush”), et qu’il se livre à des sucreries écœurantes qui ne font illusion que lors des premières bouchées (“Alley Cats”).

Avec “One Life Stand”, Hot Chip reste le même groupe en devenir, celui pour qui l’adhésion ne sera jamais totale, mais dont on attendra toujours un grand album.

Note : 6/10

Non classé | 11 February 2010 | Publié par Benjamin F


Après des rumeurs incessantes de split, après l’intuition que de toute façon ils ne pourraient pas tellement aller plus loin, après les innombrables side-project des différents membres, on ne comptait définitivement plus sur les Strokes en tant qu’entité pouvant potentiellement sauver le rock (mais y avait-on déjà cru ?).

Pourtant c’est officiel, les Strokes sont rentrés en studio pour enregistrer le successeur de “First impressions of earth”. Les sessions d’enregistrement ont débuté le 1er février et l’on sait d’ores et déjà que l’album sera produit par Joe Chiccarelli (Beck, Rufus Wrainwright et surtout U2 et Elton John), ce qui n’est pas en soi une très bonne nouvelle.

Espérons que les expériences hors de l’entité auront provoqué chez chaque musicien une envie de se dépasser et de (re)transformer en groupe les essais en solo.

Non classé | 10 February 2010 | Publié par Benjamin F


Non content de s’apprêter à sortir l’un des meilleurs albums de 2010, Les Liars accompagneront leur “Sisterworld” d’un deuxième disque où chaque titre sera réinterprété par un artiste différent.

Le tracklisting est impressionnant et dépasse le cadre de la classique compilation de remix. Ici vous pourrez retrouver pas mal d’artistes iconoclastes dont la simple présence tendrait à démontrer l’importance qu’a aujourd’hui acquis Liars au sein de la scène musicale mondiale.

Ainsi le post-punk experimental et alambiqué des new yorkais, sera décomposé et recomposé par Thom Yorke, Tunde Adebimpe (TV On The Radio) ou encore Kazu Makino (Blonde Redhead). On a hâte notamment d’entendre “Goodnight Everything” par les Melvins, influence fièrement assumée du groupe.

Le 09 mars vous aurez ainsi deux albums pour le prix d’un avec en cadeau un packaging psychédélique qui nécessite même un liflet d’explication^^ (cf image d’illustration)

Scissor – By Pink Dollaz, Lance Whitaker & Transformation Surprise
No Barrier Fun – By Duetonal (Alan Vega / Suicide)
Here Comes All The People – By Atlas Sound (Bradford Cox)
Drip – By Kazu Makino (Blonde Redhead)
Scarecrows On A Killer Slant – By Tunde Adebimpe (TV On The Radio)
I Still Can See An Outside World – By Boyd Rice (NON)
Proud Evolution – Thom Yorke 500qd Remix
Drop Dead – By Fol Chen
The Overachievers – By Devendra Banhart & The Grogs
Goodnight Everything – By Melvins
Too Much, Too Much – By Carter Tutti (Throbbing Gristle)