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Archive pour November 2009

Non classé | 30 November 2009 | Publié par Benjamin F

Interzone est un projet transartistique qui sera présenté pour la première fois en France, et ce pour une unique représentation, ce jeudi 3 décembre 2009 à la Cité de la Musique. Fondé à partir de la folie du texte du même nom de William S. Burroughs (recueil de nouvelles qui a depuis toujours eu son influence dans la sphère musical, comme le prouve “Atlantis to Interzone” des Klaxons qui lui rendait déjà hommage), Interzone regroupe divers personnalités autour du concept de la globalisation musicale, on y retrouve : le compositeur Allemand Enno Poppe, un orchestre de Soliste, l’Ensemble Intercontemporain de Paris, des vidéos d’Anne Quirijnen, le baryton Omar Ebrahim, et l’ensemble vocal Exaudi.

Si le texte de William S Burroughs traite bien sûr de la notion particulière de zone internationale, le spectacle lui semble développer un aspect TAZ (Temporary Autonomous Zone) qui expliciterait sa représentation unique.
De cette rencontre entre schémas classiques, art contemporain, musique et littérature devrait naitre une performance des plus envoutantes.

Non classé | 27 November 2009 | Publié par Loc


Après une centaine de dates dans toute la France, Bénabar va conclure son ” Infréquentable tour ” le mardi 1er décembre prochain au palais omnisport de Bercy.

Pour l’occasion, Ricard S.A Live Music a le plaisir de vous faire gagner 5 invitations pour 2 personnes. A noter qu’une de ces invitations permettra à 2 personnes d’accéder à l’aftershow de Bénabar.

Pour participer, ça se passe par ici : http://www.ricardsa-livemusic.com/concours/benabar/

Bonne chance !

Non classé | 27 November 2009 | Publié par Benjamin F

Norah Jones The Fall

Jazz Folk américain / 2009. Pas la peine de jouer la carte de la langue de bois, les artistes qui vendent 36 millions d’albums avec pour unique leitmotiv de réaliser un jazz vocal moderne accessible au plus grand nombre sont vite catalogués. Il faut dire que les aficionados de musique que nous sommes aimons aussi beaucoup les petites cases, et qu’il est aisé de se débarrassé d’un artiste que tout le monde aime en lui accolant l’évidente étiquette mainstream. L’homme est faible, et le fan de musique l’est souvent encore plus ;)

Pourtant, Norah Jones a toujours réussi à s’éviter les foudres des défenseurs du bon goût culturel. Il faut dire qu’avec ses petites incursions de folk et de soul, sa musique, aussi facile d’accès soit-elle, a toujours su laisser songeur. “Come Away with Me” et “Feels Like Home”, sans pour autant provoquer le moindre attrait, n’étaient pas du tout le genre d’album dont on avait envie de dire du mal. Est-ce du à la musique ? Est-ce du à la personnalité de Norah Jones ? Je ne sais pas mais il est évident que cette fille dégage un sentiment d’honnêteté et de sincérité, une attitude qui fait qu’on se sentirait mal à l’aise de tirer à vue sur elle.

The Fall“, son nouvel opus confirme d’ailleurs cette tendance. Qui a vraiment envie de s’en prendre à des titres comme “Chasing Pirates” ? Qui ne se laisserait pas banalement bercé par la basse chaude et l’ambiance feutré de “Even Though” ? Qui reprocherait à “Light As A Feather” sa folk de l’ouest ? Non définitivement, Norah Jones n’est pas une jeune femme à qui on en veut, pas le genre de cible sur laquelle on va s’acharner.

Alors bien sûr “The Fall” s’avérera souvent joliment ennuyeux (l’ironique “Waiting”), ne cessera de vous caresser dans le sens du poil (“I Wouldn’t Need”), et pourra même parfois se montrer terriblement vain (“You’ve Ruined Me”, “Back To Manhattan”). Mais des titres comme “It’s Gonna Be” s’écouteront sans déplaisir comme un bon vieux Ben Harper, tandis qu’on se sentira facilement chez soi sur “Young Blood”. Enfin sur “December”, la jeune new yorkaise met en avant un songwriting de qualité qui serait de loin la meilleure orientation à prendre pour l’avenir.

Le problème de “The Fall” et plus généralement de Norah Jones, est qu’il ne génère aucune émotion. Il s’écoute juste paisiblement sans que l’absence de qualité ne choque à aucun moment. Comme je le précisais en introduction, je n’ai pas envie de dire du mal de cette musique qui séduira les foules en toute légitimité, et j’aurai presque envie de soutenir cette jeune fille qui se bat pour une musique populaire de qualité, sans jamais pour autant chercher le single évident. Mais bon après, de là à être touché…

Note : 5/10
Non classé | 26 November 2009 | Publié par Benjamin F

Faisant partie de ceux qui avaient été charmés par “5:55″, le précédent opus de Charlotte Gainsbourg où les versaillais de Air avaient su créer un écrin de choix aux compositions ambitieuses et supérieures à leurs propres albums solo, c’est tout naturellement que j’attends avec impatience les fruits de la collaboration Charlotte / Beck.

Le clip de “Heaven Can Wait” est disponible ci-dessous, on y retrouve une parfaite fusion des univers des deux protagonistes, le tout dans un univers gondriesque savoureux. Beck y est physiquement méconnaissable, ressemblant plus au chanteur de Franz Ferdinand qu’à un cowboy lo-fi, mais déploie une instrumentation inattendue là où on aurait pu craindre qu’il rende à nouveau hommage à L’histoire de Melody Nelson comme il avait pu le faire sur “Sea Change”.


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=eNPWVJQDEXA]

Non classé | 25 November 2009 | Publié par Benjamin F

Bear In Heaven Beast Rest Forth Mouth

Psychédélique électro krautrock américain / 2009. Epuisés d’avoir su dès janvier quel serait l’album de l’année (Animal Collective), toujours sous le choc du consensus autour de se formidable album qui vous aviez pourtant semblé si peu facile d’accès (Grizzly Bear), aigris au point d’avoir jugé à l’emporte pièce un candidat crédible (Dirty Projectors), vous devrez malheureusement une nouvelle fois plier sous les constructions sonores alambiquées de Bear In Heaven.

Ne pas dévoiler ses arguments trop vite, laisser le mystère s’installer, et peu à peu embrigader l’auditeur : “Beast in Peace ” et “Wholehearted Mess ” forment un étrange diptyque qui destabilise pour mieux convaincre par la suite. On retrouve chez Bear In Heaven cette capacité à générer de la mélodie différemment, loin des carcans (“You Do You “), empruntant des chemins de traverses dont la principale caractéristique est de faire de la weird folk avec des sonorités électroniques (“Lovesick Teenagers “)

Les envolées sous acide de “Ultimate Satisfaction “, le post-trip hallucinogène de “Dust Cloud “, la rythmique hypnotique de “Drug a Wheel”, le groupe de Brooklyn ne cache pas son jeu : “Beast Rest Forth Mouth” sera psychédélique ou ne sera pas ! Mais pas de ce psychédélisme qui tourne en rond à la recherche de lui-même, non un psychédelisme qui joue avec les codes de l’electronica et du krautrock pour défricher des nouveaux territoires sonores.

Et s’il arrive que le groupe, trop occupé à courir au travers d’une fôret maléfique, en oublie le plaisir (“Deafening Love “), les magnifiques “Fake Out ” et “Casual Goodbye ” sont là pour rappeler combien les clairières sont restées les mêmes hameaux de paix que dans nos contes pour enfants.
Si l’on a cité cette année un peu à tord et à travers le nom d’Annimal Collective (moi le premier), Bear in Heaven est sûrement, de pas son utilisation des sonorités électroniques, celui qui mérite le mieux la comparaison.

Note : 8,5/10

Non classé | 24 November 2009 | Publié par Benjamin F

C’est une chouette nouvelle que Troy Von Balthazar vient d’annoncer sur le site officiel de Chokebore : après six ans d’absence comblée par les perles solo de son leader, le plus connu des groupes Hawaiens se reforme enfin.

Kurt Cobain n’avait eu de cesse de mettre en avant Chokebore allant même jusqu’à déclarer qu’il s’agissait probablement de son groupe préféré. Bien trop enjoué pour être assimilé au mouvement Grunge, le groupe n’en reste pas moins un des monuments des nineties.

Non classé | 23 November 2009 | Publié par Benjamin F

De retour avec un album plus folk assez surprenant qui fait la part belle au songwriting et aux ambiances feutrées, la douce Norah Jones était le 29 octobre dernier au Studio Guillaume Tell où elle a notamment interprété “Chasing Pirates” le premier titre et single de “The Fall“. Si l’ensemble manque de rugosité et d’émotion pour toucher, il faut bien avouer que Norah Jones gagne à chaque nouvel album en crédibilité en affinant peu à peu son écriture.

Ce live très réussi, filmé par Rod laisse bien transparaitre les émanations jazz-folk et la sincérité de la démarche.


http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7666012&server=vimeo.com&show_title=0&show_byline=0&show_portrait=0&color=ff0099&fullscreen=1

@ Studio with Norah Jones “Chasing Pirates” from Le-HibOO.com on Vimeo.

Non classé | 20 November 2009 | Publié par Benjamin F

Them Crooked Vultures

Rock Américain / 2009. Il n’aura fallu qu’une écoute pour briser tous les espoirs, pour avorter le monstre tricéphale qui aurait pu naître. Un line-up hallucinant, une glorieuse collaboration passée ayant déjà donné naissance à un des albums de la décennie (“Songs for the Deaf”), des performances live des plus excitantes, tous les éléments semblaient être réunis. Them Crooked Vultures a-t-il publié un mauvais premier album ? Assurément pas tant l’opus est transcendé de fulgurances technico-rythmiques et faisant preuve à chaque instant d’une cohésion exemplaire. S’est-il égaré dans ses ambitions ? Rien à reprocher non plus de ce côté-là, tant la volonté du groupe de remettre au goût du jour un classic rock via des compositions complexes et rugueuses est des plus noble. Mais alors quel est le problème ? Encore un caprice anti-conformiste ?

La problématique n’est pas si difficile à identifier. Si à de maintes reprises, on retrouve les spécificités du jeu de guitare de Josh Homme (les glissés retours de “Scumbag Blues”), si quelques fois on entend des réminiscences des Queens Of The Stone Age, le plus souvent Them Crooked Vultures donne dans un stoner bien plus proche de Black Sabbath que de Kyuss. Si l’idée de recréer une version vintage de leurs groupes phares parait pertinente et d’autant plus légitime de par la présence de John Paul Jones, il n’en reste pas moins que le diabolique trio est loin de posséder le génie mélodique du groupe culte de Birmingham. Ainsi malgré une ambiance bien marquée, ce premier album ne donnera jamais l’envie d’être approfondi (“No One Loves Me & Neither Do I”)

Le principal problème de Them Crooked Vultures est que, malgré sa virtuosité technique, malgré sa cohérence hors pair, malgré l’évidente complicité entre les trois musiciens, il manque cruellement de mélodies (“Reptiles”). On a beau avoir le poil qui se dresse à l’écoute du jeu à la fois si fin et puissant de Dave Grohl, on a beau se délecter de cet esprit rock sudiste incorruptible, les titres finissent indubitablement par ennuyer (“Caligulove”). Même la ballade rock fumeuse, exercice où Homme excelle habituellement n’arrive pas à procurer la moindre émotion, (“Warsaw or the first Breath You Take After You Give Up”). Il y a ici un flagrant défaut de songwriting (“Dead End Friends”), comme si étouffé par leur talent, les musiciens en avaient oublié d’écrire des chansons. Un classique chez les “supers groupes” me direz-vous, certes mais on attendait tout de même plus de magie connaissant le génialissime chef d’orchestre que peut être Josh Homme.

On cherche, on essaye de comprendre où le bât blesse. Porté par des instrumentations brillantes et des introductions alambiqués, on en arrive presque à regretter l’apparition du chant du grand rouquin dont le timbre habituellement si riche semble ici dépossédé de sa substance (“Elephants”). Déçu, presque trahi par cette promesse non concrétisée, on se raccroche aux grands moments du disque comme “Mind Eraser, No Chaser” où la voix de Dave Grohl influe un souffle pop qui dynamise l’ensemble, ou de l’efficace “New Fang” aux faux airs de “No One Knows”. De la seconde partie de “Bandoliers” émane la poussière du désert, la production y est chaude et les riffs incisifs. De l’hypnotisme de “Gunman” provient une véritable tornade. Sous ces mornes étendues infinies de sable se cache parfois des mirages où les accablants couplets s’effacent sous l’illusion de refrains inspirés.
Entre le bien élevé John Paul Jones et le barré Nick Oliveri, un des deux semble bien plus capable de pousser ses collègues dans leurs derniers retranchements. L’envie, le plaisir de jouer est en général communicatif, ici il n’est qu’égoïste.

Note : 6,5/10

Non classé | 19 November 2009 | Publié par Loc


Retour sur Lucas, auteur compositeur interprète qui vient de remporter le concours Gagne Ton Live avec son titre ” On s’aime un peu “.

Lucas, c’est plus de 300 scènes à son actif, une percée road trip aux Etats-Unis, 3 albums au cordeau, un quatuor derrière lequel s’épanouit une pop mélodieuse, parfois saturée, parfois organique, toujours entêtante, qui vous colle au corps.

Une voix limpide, d’une simplicité touchante. Des textes forts de sens et d’expérience, mosaïque d’humeurs et d’horizons humains, sans détours, ni chemin rebattus.

Après avoir ouvert pour Miossec, Stéphane Eicher , Raphaël, Pierre Souchon, il sera en show case ce vendredi 20 novembre au salon du TIME à 21h50.

N’hésitez pas à jeter une oreille sur ses autres morceaux disponibles sur www.myspace.com/lucasartiste.

Non classé | 18 November 2009 | Publié par Benjamin F

Auparavant simple support promotionnel à des chansons qui avaient besoin d’un altergo visuel pour se répandre au de là des frontières, le clip s’est imposé au fil des ans comme un véritable genre cinématographique, une preuve de plus que la création et l’art peuvent s’immiscer à leur guise au sein des stratégies marketing (et vice versa malheureusement).

Tout comme la pub, le milieu du clip aura donné naissance à quelques uns des réalisateurs contemporains les plus pertinents, de Michel Gondry à Spike Jonze en passant par David Fincher ; une belle ascension qui avait déjà été mis en exergue par la superbe série “The work of director”.
De ce fait c’est bien naturel de retrouver aujourd’hui du 25 au 29 Novembre 2009 le festival Protoclip qui cherchera à imposer une nouvelle fois le genre au coeur des formats courts. Mettre en avant les clips sans tenir compte de la musique, sans tenir compte de la notoriété de l’artiste permet de replacer les réalisateurs sur le devant de la scène.
La principale attraction de Protoclip sera évidemment la sélection des 20 meilleurs clips indépendants de l’année 2009, des clips indés et originaux que le public n’a jamais vu, l’événement étant évident à l’opposée d’une version française des MTV Awards.
Au milieu de tout ça, tables rondes sur le milieu du clip et son avenir, ateliers montage vidéo et stop motion et évidemment des concerts avec notamment la prestation des popeux français Treemouth.


>> Plus d’infos sur www.protoclip.com