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Archive pour October 2009

Non classé | 30 October 2009 | Publié par Benjamin F

Quand ils ne sont pas occupé à sortir des albums de plus en plus mauvais, les petits gars de Weezer bossent sur des vidéos plutôt marrantes.

C’est le cas avec “(If you’re wondering if I want you to) I want you to” où Odette Yustman, qu’on a déjà pu apercevoir dans Cloverfield, interprète le rôle de l’égérie qui rend un peu fou. Weezer y joue avec son image de rock-nerd-band pour un résultat plutôt convainquant.
Côté musique, on en arriverait même à trouver cela plutôt sympathique. Le titre est frais et léger et ne se perd pas dans les travers habituels à savoir les mélodies racoleuses, les solos ringards et les sonorités dégoulinantes ;)


http://www.babelgum.com/embed/4005373

Non classé | 29 October 2009 | Publié par Benjamin F

Si les premiers épisodes n’avaient pas immédiatement convaincu, il faut bien avouer que Fringe, la dernière série de J.J. Abrams, déploie peu à peu son jeu, notamment via une seconde saison plus construite qui semble animer par un vrai fil conducteur.

A l’occasion des teasing à venir, Trent Reznor, le leader de Nine Inch Nails, a produit une nouvelle version de “Zero-Sum” issu de “Year Zero”. Poussant le délire geek jusqu’au boutisme, le maître y déclame des répliques de William Bell, l’énigmatique ancien collègue de Walter, interprété par Leonard “Spock” Nimoy.
La vidéo du spot est disponible ci-dessous :


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=lh31WkId-7Y]

Non classé | 28 October 2009 | Publié par Benjamin F

Cet été Them Crooked Vultures avaient fait largement parlé d’eux grâce à un line-up d’exception et via leur présence surprise à l’édition 2009 du festival Rock En Seine.

Depuis l’impatience n’avait cessé de monter autour d’un album sur lequel on avait que très peu d’information : ni une tracklist, ni même une date de sortie. Mais aujourd’hui les papilles ont de quoi saliver…
Le premier album de Them Crooked Vultures sortira donc le 16 novembre.
Voici la tracklist de l’album qui devrait fuzzer la fin d’année :
“No One Loves Me & Neither Do I”
“Mind Eraser, No Chaser”
“New Fang”
“Dead End Friends”
“Elephants”
“Scumbag Blues”
“Bandoliers”
“Reptiles”
“Interlude With Ludes”
“Warsaw or the First Breath You Take After You Give Up”
“Caligulove”
“Gunman”
“Spinning in Daffodils”

Non classé | 27 October 2009 | Publié par Benjamin F

Au risque de me répéter suite à ma critique d’hier du premier album de Aufgang, je me vois dans l’obligation de vous faire partager cette merveilleuse vidéo réalisée par les amis de Grandcrew. Si les mots d’hier ne vous ont pas convaincu, j’espère que les images le feront.

A noter les subtiles modifications apportées à la version CD.


Non classé | 27 October 2009 | Publié par Benjamin F

Une bonne nouvelle pour tous les fans de post-punk de qualité : après un abominable “Klang“, les anglais de The Rakes ont décidé de splitter !

Dommage qu’on ait quand même du se taper tous ces jeux de mots sur le fait qu’ils venaient de mettre un râteau à leur public.
Enfin si Kaiser Chief pouvait avoir la même brillante idée ;)

Non classé | 26 October 2009 | Publié par Benjamin F

Aufgang

Post-Classique / 2009. Il y a des monuments auxquels on n’ose pas s’attaquer, des constructions trop ambitieuses qu’il parait impossible de défricher. La conscience d’être en présence d’un chef d’œuvre vous fait perdre vos moyens tandis que les influences vous asphyxient. On ne peut pas se cacher derrière sa culture pour parler du trio (piano² +batterie) de Franscesco Tristano, Rami Khalifé et Aymeric Westrich, on ne peut pas user de comparaisons pertinentes ni de références, on ne peut pas juste décrire ce dont il s’agit. L’appréhension d’escalader la montagne est d’autant plus forte lorsque vous avez peur d’échouer là où certains et certaines ont déjà si brillamment réussi. Cependant je ne souhaite pas utiliser un tour de passe-passe, je ne veux pas me cacher derrière un texte littéraire ou métaphorique, je n’ai pas l’intention de me réfugier dans le ressenti émotionnel, non je veux regarder cet album droit dans les yeux et le décortiquer, ne pas le traiter avec plus d’égard, ne pas lui montrer à quel point il est spécial, le dompter comme n’importe quel disque de pop moderne.

Malheureusement dès “Channel 7″, il faut bien avouer que je chancelle, la musique va si vite que mes doigts ne peuvent la suivre. J’ai à peine le temps de frapper consciencieusement sur les touches, d’évoquer sans trop savoir où je vais que le titre ridiculise les symphonies de Stravinsky, que Aufgang se mue déjà en un monstre incontrôlable à l’improbable architecture. Il ne s’agit pas d’un mélange entre musique classique et rythmiques électroniques, il n’est pas question d’adjonctions de mélodies pop et d’envolées jazzy. Non il ne s’agit définitivement pas d’une chose catégorisable qu’on pourrait rapprocher des premières expériences du genre. Je n’oserais même pas parler de synthèse tant Aufgang ne synthétise pas. Le groupe ne fait rien, il est, il joue, le public se tait. Il n’a pas de passé, pas de repère, il existe hors du temps.

L’orgue de “Channel 8″ est une toile sur laquelle les mains des deux pianistes viennent se déposer avec une dextérité qui me mettrait presque mal à l’aise. Proche des contemporains comme Bartok, le groupe prouve non seulement qu’il a toute légitimité dans son domaine mais qu’il possède même assez d’expérience pour déjà transcender le style qu’il a inventé lors de son premier titre. Il y a du Esbjorn Svensson Trio dans cette appropriation des codes et de l’espace sonore, dans ses envolées lyriques qui ne négligent pas pour autant l’enseignement mélodique d’un Radiohead, ainsi que du Laurent De Wilde dans ce goût pour les cohabitations extravagantes.

“Barock” est, sans mauvais jeu de mot, un classique instantané, une pièce sur laquelle des élèves veilleront tard le soir, le genre de titre qui devraient faire relativiser à certains leurs hasardeuses comparaisons entre Matthew Bellamy et Chopin. Les éléments électroniques sont utilisés avec justesse et confèrent au titre un enjeu supplémentaire. Dans sa seconde partie, le trio y remettrait presque en cause la suprématie de Boards Of Canada en matière d’électronica émotionnelle.

Sur “Sonar”, Aufgang commence à prendre des risques démesurés en conviant dans la même chanson l’exigence (l’intransigence ?) du piano et un enrobage club des plus évidents. Le groupe me regarde droit dans les yeux et je baisse la tête comme un gamin qui se sentirait minable face au talent de ses aînés. Il y a une telle confiance en soi dans cette chanson, cet air de dire “ma maîtrise est tel que je peux aller où je veux, rien ne m’arrête ni même les clubs, ni même le dancefloor”.

“Prélude du passé” permet enfin de sortir la tête de l’eau et de prendre sa respiration. Interlude qui sépare l’album en deux, le titre porte des notes de pianos sensibles, bande original d’un hommage touchant. Il permet de se préparer à ” Good Generation”, qui est en quelque sorte le single de l’opus, à savoir le titre le plus accessible et le plus immédiat. Taquinant des mélodies enjouées presque radiophoniques, et laissant une voix robotique à la Air prendre les commandes, il démontre la capacité du groupe à produire une musique spatiale bien plus universelle que certaines des expérimentations de l’album ne pouvaient le laisser paraître.

“3 vitesses” déconstruit l’espace sonore en dupliquant les idées alambiquées d’Aphex Twin. C’est à la fois magnifique et angoissant. Ce qui pourrait paraître synthétique, prémédité et surproduit se meut en quelque chose d’organique, d’implicitement évident un peu comme chez Cougar. “Aufgang” est une perle electro aux sonorités vrombissantes. Là où le mélange techno classique revêt habituellement la parure de l’absurdité et de la vulgarité, les beats frappent ici au ventre comme sur un bon Boys Noize tandis que le piano se permet pour la première fois de jouer des silences pour mieux créer la distorsion. L’album se clôt sur “Soumission” et on ne manquera pas de relever l’humour du trio. Si je ne me soumets pas facilement, je me prosterne ici avec fierté. Titre crépusculaire, à l’approche expérimentale assumée où bruits noisy essayent de résister à l’inénarrable montée en puissance du piano, “Soumission” est un titre parfait de plus sur un album parfait.

Peut-être que Aufgang a signé le plus grand album de 2009, peut-être qu’un nouveau cap musical a été franchi, peut-être que je vais me taire et retourner profiter de ces neuf merveilles. Peut-être…

Note : 9/10
Non classé | 25 October 2009 | Publié par Laurent
A l’occasion de la sortie du double album inédit de Michael Jackson le 26 octobre prochain, Ricard S.A Live Music vous fait gagner des places VIP pour découvrir le film hommage à Michael Jackson : THIS IS IT!

A gagner, 3 invitations pour 2 personnes pour la seule avant-première française du film le mercredi 28 octobre à 7h au Grand Rex à Paris, ainsi que 5 invitations pour 2 personnes pour la soirée spéciale en hommage à Michael Jackson à l’Elysées Biarritz avec la projection exceptionnelle du film suivie d’un DJ set de Faster Jay et Crazy B le jeudi 29 octobre à Paris.

Pour participer et peut-être gagner 2 places VIP, il suffit de répondre au mini-quizz que vous trouverez ici.

Pour plus d’informations sur THIS IS IT, visitez le site officiel du film.

Non classé | 23 October 2009 | Publié par Benjamin F

Antipop Consortium Fluorescent Black

Hip Hop américain / 2009. Quel est le meilleur groupe de hip hop au monde ? La question me paraît dénuée d’intérêt tant je ne me la pose depuis le début des années 2000. L’enchaînement coup sur coup de “Arrhythmia” sur le label Warp et de l’album en duo avec le brillantissime pianiste de jazz Matthew Shipp avait déjà clôturé tous débats (mais je dois confesser que le titre “Ping Pong” m’avait peut être un peu lavé le cerveau). Pourquoi un tel attachement à Antipop Consortium ? Sûrement parce que le groupe a été le seul à réaliser la synthèse parfaite entre esprit old-chool, productions électroniques avant-gardiste et mélodies délicieusement abstrackt. Leur inespéré retour sur Big Dada avec “Fluorescent Black” après le split de 2003, fait bien plus qu’honorer le passé, il le transcende.

Tout est monstrueux ici, de la complexité des boucles aux flows puissants des MC en passant par ces centaines de trouvailles sonores dont le groupe s’est fait la spécialité. Ce nouvel opus cloue tellement au sol qu’il en ferait oublier les deux autres grands albums hip hop de l’année : “Gutter Tactics” de Dalek et “Never Better ” de P.O.S.

Un solo à la Hendrix, une batterie folle, un riff à la Rage Against The Machine, l’intro de “Lay Me Down” clame haut et fort le retour du maître dans l’arène. La pression se relâche mais le ton est donné : toujours plus tourné vers le passé / toujours plus tourné vers le futur. 3 scratchs et “New Jack Exterminator” vous donnera un grand coup à l’estomac. Vous serez embrouillés ne sachant sur quelle sonorité vous focaliser, mais reprenez vite vos esprits car ce n’est vraiment que le début d’une longue écoute dont vous ne sortirez pas indemne. “New Jack Exterminator”, c’est presque le nom que j’aurais donné à tous l’opus. “Reflections” est un titre assez classique (le final exclu) mais ce n’est que pour mieux vous duper, pour que vous relâchiez votre attention, car oui dès que vous aurez le dos tourné, Beans, High Priest, M Sayyid et Earl Blaize en profiteront pour vous assener un violent coup dans la nuque.

Le patchwork intégral du mouvement, spécialité du groupe, explose sur “Shine”. “C Thru U” affiche avec pugnacité son avant-gardisme en se fondant toujours sur des sonorités issues de la grande tradition warpienne. Emporté par une boucle venue de Mars “Volcano” est fumeux à souhait. A la fois ultra-accessible et ultra-complexe, les new-yorkais n’ont pas peur de jouer sur les deux tableaux. “Timpani for the devil”, j’en ai bien peur.
“The Solution” commence comme un “We are under attack” à la Starcraft puis utilise avec merveille le vocodeur pour un résultat sur lequel Air n’aurait pas craché. “Get Lite” est un manifeste et représente tout ce que le hip hop doit être. Quoi vous n’abandonnez pas encore ? Vous venez de morfler la poussière mais vous en redemandez ? Pas de souci, un petit “NY to Tokyo” avec en featuring Rooots Manuva finira de vous achever par ses beats malicieux et ses alternances de flows des plus chaleureuses.

Non mais merde, cet album est incroyable, à chaque fois qu’on pense avoir une minute de répit, c’est reparti pour une nouvelle tuerie. “SuperUnfrontable” aspire l’auditeur dans un post hip hop digital. “Born Electric” éblouit par son intro pop qui débouche sans prévenir sur un titre ravageur. L’esprit d’Anticon rode tellement autour qu’on finit indubitablement par penser à Why?.

Une accalmie s’il vous plait ! 17 titres, il doit bien y avoir des interludes bon Dieu ! Que nenni, on prend dans la face coup sur coup “Apparently” et “End Game”, du son en provenance de l’an 3000. Le riff électronique de “Capricorn One” est un uppercut. De Compagny Flow à El-P, tous les ingrédients sont là. Le court “Dragonov” précède la dernière balle “Fluorescent Black” dont la lente montée percera votre crâne, et cette fois c’est sûr vous ne vous en relèverez pas !

Note : 9/10

Non classé | 22 October 2009 | Publié par Benjamin F

Avant les news musicales annonçaient la sortie d’un album, après elles se sont mis à lister des concerts et des premières parties, ensuite il a été question des clips, de la nouvelle vidéo de machin-chose, puis il y a eu Internet et très vite les news ont commencé à se polariser sur la chanson de l’autre qui est en écoute sur My Space, Deezer ou Spotify. Aujourd’hui à en croire l’actualité sur les Guitar Hero et Dj Hero et l’implication que les groupes ont dedans, tout laisse à penser qu’il va de plus en plus s’agir de tracklist de jeux-vidéos.

Ne me sentant pas en ce matin l’envie d’aller à l’encontre du système, c’est donc avec le plus grand naturel que je vous annonce la sortie de Lego Rock Band, qui comme son nom l’indique sera une version de cette fameuse nouvelle variété de jeu mais façon légo. Ce qui est évidemment drôle, c’est que pour l’occasion David Bowie, Iggy Pop et Blur vont se retrouver “legoïsés” ! Du concret avec tracklist et la vidéo ci-dessous.

La tracklist de Lego Rock band :
Blur – “Song 2″
Incubus – “Dig”
KoRn – “Word Up!”
Blink-182 – “Aliens Exist”
All American Rejects – “Swing – Swing”
The Kooks – “Naïve”
The Automatic – “Monster”
KT Tunstall – “Suddenly I See”
Lostprophets – “Rooftops”
Bon Jovi – “You Give Love a Bad Name”
Pink – “So What”
Boys like Girls – “Thunder”
The Police -”Every Little Thing She Does Is Magic”
Bryan Adams – “Summer of 69″
The Hives – “Tick Tick Boom!”
Supergrass – “Grace”
Iggy Pop – “The Passenger”
Tom Petty – “Free Fallin”
T-Rex – “Ride a White Swan”
Jackson 5 – “I Want You Back”
Vampire Weekend – “A-Punk”
Elton John – “Crocodile Rock”
Razorlight – “Stumble and Fall”
Europe – “The Final Countdown”
Spin Doctors – “Two Princes”
Everlife – “Real Wild Child”
Spinal Tap – “Short & Sweet”
Foo Fighters – “Breakout”
Good Charlotte – “Girls & Boys”
Sum 41 – “In Too Deep”
Jimi Hendrix – “Fire”
Kaiser Chiefs – “Ruby”
The Zutons – “Valerie”
Katrina & The Waves – “Walking on Sunshine”
Carl Douglas – “Kung Fu Fighting”
Queen – “We Are The Champions”
The Coral – “Dreaming of You”
Queen – “We Will Rock You”
Counting Crows – “Accidentally in Love”
Rascal Flatts – “Life is a Highway”
David Bowie – “Let”s Dance”
Ray Parker Jr. – “Ghostbusters”


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=N3UW87w-UJ4]

Non classé | 21 October 2009 | Publié par Benjamin F

The XX

Post Pop américaine / 2009. Tout le monde a loué leur incroyable maturité, tout le monde s’est esclaffé devant la finesse de leur mélodie, tout le monde en a parlé comme l’une des révélations de l’année, j’ai préféré prendre mon temps, m’assurer de la longévité, mais maintenant je peux le dire, tout le monde avait pour une fois raison.

Après une sobre introduction qui n’a rien d’artificielle, l’album de The XX débute avec “VCR” une berceuse à la croisée du Velvet Underground et de David Bowie. Une connivence se développe immédiatement avec le groupe comme si ce dernier faisait résonance avec notre histoire, comme s’il avait accès à nos souvenirs. “Crystalised” est bien plus entraînante qu’elle n’y laisse paraître, et là est bien la force du groupe : ne jamais dévoiler trop vite ses secrets.

“Islands” déploie une fine mélodie qui finit par hanter, quelque chose qui s’inscrit durablement dans la tête. “Heart skipped a beat ” est également une belle démonstration du talent du groupe, de sa capacité à créer une pop song parfaite à partir de rien, de son aptitude à mélanger avec perfection timbre masculin et féminin. L’interlude “Fantasy” est un peu vain mais ouvre la voix au post trip hop de “Shelter”.
“Basic Space” est comme cette meilleure amie que vous n’aviez jamais vraiment considérée comme un trésor à protéger, et qui après tant d’années de discrétion, s’illumine soudainement sans prévenir, vous ravissant un peu plus à chaque écoute dévoilant des milliers de subtilités cachées au fond de sa rythmique et de sa chaude ligne de basse. “Infinity” est un classique instantané, un single que vous jureriez composé il y a plus de 20 ans, un single qui vous aurait accompagné tout au long de votre vie. L’apaisant “Night Time” et le mystérieux “Stars” sont également de vrais moments de réconfort, des chansons qu’on écoute seul dans le noir après une harassante journée.
Comme je le disais, tout le monde avait raison.

Note : 8,5/10