Email :
Password :
Entrez l'adresse email que vous avez utilisé pour créer votre compte.
Clip | 30 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Pour accompagner son chant déphasé et ses beats groovy qui déséquilibrent l’auditeur, Daniel Victor Snaith offre à sa chanson « Sun » un clip réalisé par Simon Owens où la musique agit comme une drogue et où les rides de danseurs ne sont plus des crevasses dans lesquelles ils risquent de tomber. Un peu ennuyeuse sur album, « Sun » redevient ici un hymne electro psychédélique.


CARIBOU – Sun from Caribou on Vimeo.

Album | 29 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

La colorimétrie des fleurs a beau être infinie, l’automne finit toujours par revenir et par faire flâner les pétales. C’est un cycle permanent et autosuffisant, un cycle dont est exclu l’homme. On peut cumuler les souvenirs (les photos) et les distractions (les dés), le temps (symbolisé par l’horloge) n’épargne personne, quoi qu’il advienne il ne reste que la mort et un crâne pour la matérialiser. La pochette de « Butterfly House » de The Coral s’inscrit dans le courant des vanités période nature morte et fait échos à l’exposition « C’est la vie » du musée Maillol. Il s’agit ici de replacer la musique de The Coral sur un échiquier plus métaphysique. La musique a toujours joué un rôle phare dans les vanités (chez Simon Renard de Saint André en particulier) où elle incarne l’une des principale distraction terrestre de l’homme. Illustrer son album par une imagerie qui s’y réfère laisse à penser que la bande à James Skelly cherche à souligner combien leur musique est à relativiser.


De la même manière que « Roots & Echoes », « Butterfly House » ne modifie ainsi pas d’un iota la formule désormais bien connue du groupe de Liverpool. Il faudrait donc prendre les chansons de The Coral comme une succession de plaisirs instantanés qui n’auront pas de répercussion en dehors du cycle de vie de leurs auteurs. On veut bien mais vue, une fois de plus, la qualité de certains titres, il sera difficile de ne pas considérer certains comme de la matière pour la postérité. Chaque titre est ici l’égal du précédent, aucun ne doit être mis en avant, aucun ne doit être laissé de côté (et ce malgré l’incroyable durée de l’album). Sur « Butterfly House », il n’y a pas de titre twee à la « So Long Ago » sur « The Invisible Invasion », pas de single à la « Dreaming Of You » mais une succession de chansons à doubles facettes qui jouent le jeu de la pop psychédélique avec un surplus de Love.


On ne sait ainsi jamais sur quel pied danser avec The Coral : Sur les éclatantes chansons comme « More Than A lover » qui ouvre ce sixième album, on sent à la fois l’odeur du souffre et les effluves printanières, c’est à la fois particulièrement joyeux et sombre. Les hallucinations ont cette propriété de déboucher sur des sensations différentes selon le contexte et le lieu.


Il y a tellement de titres ici (surtout si l’on inclue le second disque de l’édition limitée) qu’on ne sait plus si les chansons sont de simples hommages (« Butterfly House » et son solo de fin poussif) ou de vraies déclarations (« Dreams In August »). Oui « Butterfly House » est un album dense fondé sur une ambivalence qui déstabilise : on ne sait jamais si tout est superficiel ou capital. On s’y ennuie parfois férocement, on sent que ça ronronne avec trop d’aplomb mais jamais la volonté de s’en extraire ne traverse l’esprit. La problématique des vanités revient au cœur de chaque morceau. C’est comme si le groupe culpabilisait face à l’étendue de son talent et avait du mal à se sentir légitime, et du coup à vraiment utiliser son talent pour écrire des grandes chansons. Il faut dire que tout semble effectivement trop évident et sans prise de risque, comme si des pop-songs comme « Two Faces », le groupe en écrivait tous les jours en moins de temps qu’il ne me faut pour écrire une critique (à sa décharge il faut dire que j’écris plutôt lentement^^).


Pourtant on sent bien une folie dissimulée chez les anglais. Un truc qui pourrait à chaque instant leur faire détruire les carcans. C’est quelque chose de latent qu’on ressent bien dans la magie folk de « Coney Island » qui ne demande qu’à partir, qu’à exploser, qu’à devenir un festival de foire, qu’à englober le monde sous ses ailes. Toute l’Amérique respire ainsi dans « She’s Comin Around » : des new yorkais arty se laissent emportés par une guitare bluegrass, un vieux monsieur dont les rides forment sur son visage une cartographie des courants musicaux dodeline sur cette pop psychédélique. Oui plus « Butterfly House » avance, plus la six cordes se tend et se détend de la manière la plus hypnotique qui soit. « 1000 Years » s’enfonce comme ça le long des plaines infinies. La fin psychédélique de « North Parade » est diaboliquement sixties. Et puis il y a cette basse, cette basse qui sur « Into The Sun » confère un groove palpable à ce qui aurait pu n’être qu’une sympathique ballade. De même sur « Coming Through The Rye », elle soutient à la fois fébrilement et efficacement le morceaux ; à chaque fois qu’on croit qu’elle va lâcher prise, elle repart de plus belle. La basse est un peu le gardien des trop nombreuses questions que se pose The Coral.


Ca tourbillonne, ça aspire, on est attiré vers le centre. Les yeux suivent un mouvement circulaire, la tête tourne, c’est l’apogée du trip sur « Circles », et protégé par le cocon des notes les plus graves, une inquiétude s’empare de l’être : saurons-nous redescendre ?

News | 28 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Ces derniers temps, à chaque fois qu’un album “important” de musique électronique s’apprête à sortir, on voit fleurir sur la toile quantité de fakes et autre mp3 qui jouent les imposteurs et se font passer pour. Parfois l’opération est même tellement rondement menée que certains tombent dans le panneau (on se souvient du récent épisode Autechre).


Depuis qu’ils ont annoncé que leur quatrième album ne serait autre que la BO de Tron Legacy (le Disney de Joseph Kosinski), Daft Punk aura été particulièrement soumis à ce phénomène. Pourtant ce n’est qu’aujourd’hui qu’on peut enfin découvrir les premiers vrais extraits de cette nouvelle accointance avec la sphère cinématographique après Interstella 5555. 6 titres sont effectivement en écoute sur The End 107.7


De la vraie musique de film à la Hans Zimmer revisitée par les gimmicks du duo français pour un résultat global qu’on espère plus réussi que la collaboration de Archive sur Vaillant (mauvais disque +mauvais film)

Album | 27 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Cela avait été annoncé comme une mauvaise blague, comme un tour de passe-passe dont les intéressés avaient tenté d’amoindrir l’importance en remplaçant l’appellation LP par celle de maxi. Mais la vérité ne pouvait être niée : à peine quelques semaines après un « Oversteps » auquel on arrivait seulement à envisager une solution aux complexes équations, le duo électronique revenait avec un nouvel album, un vrai, pas un produit bâtard mais bien une nouvelle galette avec ses dix vraies nouvelles chansons. La période où le groupe était encore irrigué par cette envie de sortir rapidement ses nouvelles créations semblait être restée prisonnière du début des années 90, et il semblait implicite que dorénavant chaque album ne pourrait être autre chose que le fruit d’une longue réflexion mûrie sous les rayons artificiels de l’éclairage du sous-sol aux mille claviers. Sachant que le groupe a tendance à composer un quart de milliers de titres avant d’en extraire la signifiante moelle qui apparaîtra sur le disque, on était en droit d’être soumis à un double questionnement qui, croyait-on alors, ne pourrait qu’être générateur de déception. « Move Of Ten » était-il une collection de chutes de studios de « Oversteps » ou pire encore un album « impulsif » que les anglais, enfin satisfait de « leur » son et convaincu que les perpétuelles remises en questions cycliques n’avaient plus lieu d’être, avaient réussi à spontanément enregistrer dans la foulée ? Etait-on arrivé au point critique où Autechre avait enfin trouvé une recette qu’il allait dorénavant dupliquer à envie ?


« Move Of Ten » ne tarde pas à balayer toute inquiétude et à renvoyer à l’église le pécheur qui s’était mis à douter. La vérité est que si ce nouvel album n’était sorti qu’en 2012, il serait apparu comme une évolution logique, pleine de bonds en avant et de retours en arrière, comme un album classique d’un groupe qui n’arrête jamais de se poser des questions. La seule chose à laquelle, on peut maintenant croire, c’est l’existence d’un accélérateur temporel.


L’auditeur se laisse surprendre par l’attaque frontale de « Etchogon-S ». Alors que Autechre ne cessait d’affirmer son goût pour cette violence sinueuse qui préfère toujours prendre des chemins de traverse afin d’au final mieux planter le couteau dans le dos du chasseur circonspect, le premier titre de « Move Of Ten » taille dans le gras sans ménagement à coup de blasts directs rappellent l’époque où il y avait une vraie filiation entre leur musique et celle d’Aphex Twin.


On réalise peu à peu que l’album est un terrain de jeu vierge où Rob Brown et Sean Booth peuvent enfin se permettre de s’amuser en dehors du cadre conceptuel de leurs œuvres habituelles. Tout en conservant leur haut niveau d’exigence en matière de textures sonores et de superposition des champs, le duo s’autorise exceptionnellement à flirter avec le monde qui l’entoure. « pce freeze 2.8i », par exemple, se fonde sur une boucle fixe et longiligne sur laquelle des sonorités en provenance d’usine viennent se greffer pour un résultat assez proche de l’indus, comme s’il s’agissait d’un remix acid d’un titre de Nine Inch Nails. Oui alors que « Oversteps » était album auto-généré qui vivait dans la quintessence de l’univers propre, « Move Of Ten » est un album de la rencontre, une œuvre tourné vers autrui. Il ne s’agit pas d’une « ouverture » (seul Autechre influence Autechre) mais bien d’une collision avec le monde extérieur.


Ainsi « Move Of Ten » n’est pas un album qui passe son temps à se battre contre son concept, on n’y entend ni les cris ni les larmes, et on en ressort presque apaisé tant, débarrassé du poids de l’œuvre, les anglais acceptent une forme de compromission, acceptent de faire plaisir, de créer l’émoi dans l’amour et non dans la haine. « rew(1) » possède ainsi une évolution apaisante et de vraies mélodies auxquelles on peut se raccrocher. A vrai dire, après une expérience aussi intense que « Oversteps » on craignait d’être trop faibles pour encaisser une nouvelle salve potentiellement encore plus éprouvantes que la première. Du coup malgré leur habituelle complexité, des titres comme « nth Dafuseder.b » sonnent comme des offrandes et ont le goût du repos (bien mérité) du guerrier. Les silences malsains, les interruptions frontales disparaissent au profit d’une danse intellectuelle sans fin !


A de rares occasions, l’effet « face B d’Oversteps » tant redouté peut poindre à l’horizon (« no border ») mais à chaque fois un léger gimmick ou une bouffée de noirceur brûle avec incandescence le voile du doute de manière où, dans le pire des cas, l’on doive se contenter de la plus dense des musiques IDM (« M62 ») ou des plus abrasifs chaos sonores (« Cep puiqMX).


En laissant se diluer dans l’éprouvette le serum de son humanité, Autechre diminue l’opacité de la substance au point de trouver une certaine forme d’équilibre entre ce qu’il est et ce qu’on voudrait qu’il soit. Toujours de la musique au carré mais cette fois-ci avec en bonus le bon algorithme de décryptage.

News | 26 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Le 5 Août prochain, le concert new-yorkais d’Arcade Fire sera retransmis en direct sur You Tube. Au commande de cette nouvelle étape dans le plan de communication très élaborée qui précède la sortie de l’album « The Suburbs », on retrouvera le réalisateur Terry Gilliam (Jabberwocky, Brazil, L’Armée des douze singes, Las Vegas Parano) dont le talent n’a d’égale que sa poisse (on ne serait même pas étonné de voir le concert annulé au dernier moment pour le coup^^).

Clip | 23 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Dans Cosmogramma, le dernier album de Flying Lotus (dont on vous avez longuement parlé ici) il y a du cosmos et des grammes de substances probablement illégales. C’est donc tout naturellement que l’on embarque avec le clip de “Mmmhmm” pour un voyage halluciné, plein d’étrangetés picturales, de jeux vidéos et de costumes new age.


Le titre quant à lui réalisé avec l’appui du bassiste Thundercat (comme une grosse partie de l’album) a tendance à aggraver les effets visuels…


Album | 22 July 2010 | Publié par Benjamin F

« Jasmine » est un album aux émotions contraires, non pas quelque chose de paradoxal mais quelque chose d’ambivalent. Il ne s’agit pas d’un disque manichéen, ce n’est jamais les ténèbres ou la lumière mais toujours les ténèbres et la lumière. D’un côté, il y a le divorce avec Rose Anne, de l’autre les retrouvailles avec Charlie Haden, d’un côté il y a la perte, de l’autre il y a le retour. Plus et moins ne s’annulent pas, ne se confondent pas mais évoluent ensemble.


Rose Anne, seconde épouse de Keith Jarrett, était entrée dans sa vie à la fin des années 60 à la même époque où le pianiste se séparait de son contrebassiste pour cause d’addictions débordantes, et 30 ans plus tard, l’histoire inverse se produit. La symbolique est forte et on peut soit y lire l’existence d’une destinée qui jure avec le goût de son sujet pour les improvisations, soit au contraire le non sens des schémas, le grand cirque de la vie et la prédominance du free.


Sur « Jasmine », on a l’impression que Keith Jarrett et Charlie Haden se parlent pour la première fois, comme si durant toutes les années passées ensemble ils n’avaient été que collègues, des êtres qui s’étaient retrouvés ensemble par la force de leur talent et non grâce à leur prédilection. Sur chaque morceau, ils se regardent dans les yeux et se disent que c’était donc ça la raison de cette communion, qu’ils étaient déjà si proches mais qu’ils avaient besoin de laisser le temps le leur révéler. Voilà qui est chose faîtes. On imagine qu’ils sont dorénavant à même de comprendre la signification de la perte, la leur et celle de l’autre, et qu’ils se soudent autour de cette notion.


Forcément, « Jasmine » se retrouve être un album sur l’amour et donc un album sur la fin de celui-ci (puisque la passion la plus forte n’existe que dans la rupture), une sorte de chant du cygne prémonitoire (la session d’enregistrement ayant eu lieu en 2007 bien avant le divorce). Mais, et c’est aussi de là que vient sa force, il porte en lui également de fait l’espoir et l’amitié. Naturellement, il s’ouvre sur un « For All We Know », un choix équivoque qui affirme la volonté du duo d’offrir des chansons aux paroles poignantes, des chansons de jazz vocal sans voix. Il est vrai qu’on se demande bien ici ce que pourrait apporter une Barbra Streisand tant plus que jamais Keith Jarrett semble penser que le piano est plus vocal qu’un saxophone.


De par son contexte à fort potentiel mythologique, on aurait envie de voir dans « Jasmine », si ce n’est la pierre angulaire, un point d’étape important dans les monstrueuses discographies de ses auteurs. Le problème, c’est que la réalité musicale ne tarde pas à rattraper la conceptualisation.


Dès « Where can I Go With You » on entrevoit un Keith Jarrett paresseux, dénué d’inspiration, qui essaye de masquer sa lassitude sous la perfection lisse des interprétations. La complémentarité avec Charlie Haden venait du fait que la discrétion du second permettait d’appuyer les envolés du premier. Là on a l’impression que Keith Jarett adopte le jeu de son comparse préférant limiter les notes et ne pas complexifier les structures. Sur le très académique « Goodbye », Haden en finit par se livrer un peu à une caricature de son fameux jeu tout en retenue, certaines notes disparaissant presque du champ de perception. Il y a un manque d’envie ici qui est latent.


On se souvient de « Love N°1 » en 1967 sur « Life Between the Exit Signs », il s’agissait de la première chanson où le duo se manifestait sans autre artifice (Paul Motian étant présent à la batterie sur tous les morceaux de l’album sauf celui-ci) et il s’en dégageait une alchimie jouissive. C’est tout cela qu’on ne retrouve pas sur « Jasmine ». Et puis finalement, même si à 80 ans Paul Motian a peut-être d’autres préoccupations, on finit bien par regretter qu’ils n’aient pas profité de l’occasion pour reformer le trio complet tant on aurait voulu retrouver la puissance de « Love N°2 » ou encore d’un « Moving Soon » sur le live « Somewhere Before », l’autre grand album de l’époque (sans pour autant remettre en cause l’apport de Dewey Redman dans les années 70). Il faut dire aussi que j’affectionne particulièrement « Byablue » composé en grande partie par le batteur. Ici le piano est léger, c’est l’antithèse de « Dark Intevals », c’est le calme après la tempête « The Survivors’ Suite », c’est épuré, carré et sans tâche. Keith Jarrett a presque l’air apaisé, comme s’il s’agissait de l’album de la rédemption, comme s’il voulait en finir une fois pour toute avec son image de génie caractériel. Du coup, « Don’t Ever Leave Me » est offerte dans une version à peine moins ennuyeuse que celle de « The Melody at Night, With You ». On est presque étonné de voir les deux noms cohabiter sur la pochette sans que le premier n’étouffe le second. Depuis quand le pianiste n’avait pas partagé l’espace graphique d’un album avec ses musiciens ? Depuis « Birth » ?


L’autre problème, c’est que malgré cette évidente alchimie, j’ai tendance à préférer la rondeur et la complémentarité de Gary Peacock comme on peut l’apprécier sur « Bemsha Swing » qui inaugure le live « The Cure » du début des années 90 (bon j’avoue, si l’on s’en réfère au classique « Bye Bye Blackbird », les deux se valent en studio). La comparaison est d’autant plus cruelle lorsque l’on compare « Body and Soul » qui est présente sur les deux albums (d’ailleurs je réalise seulement que Haden la jouait également avec Kenny Barron sur « Night & The City »).


On place toujours trop d’espoir dans les retrouvailles. On place toujours trop d’espoir dans l’avenir. Plutôt que tenter l’impossible, le duo a préféré jouer la carte d’un classicisme difficilement attaquable qui pour ne pas se bruler les ailes s’assure bien de ne proposer aucune nouvelle composition. On se contentera alors de cette beauté sans aspérité, de ce « No Moon At All » délicat, de ces retrouvailles plus intenses d’un point de vue humain que d’un point de vue musical.

News | 21 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

La chanson « Lewis Takes Off His Shirt » issue de l’inusable Heartland de Owen Pallett vient de donner lieu à un EP où elle est accompagnée par une brochette de remix en provenance de Dan Deacon, Benoît Pioulard, Simon Bookish ou encore Max Tundra.


Si aucun des remix n’arrive à la cheville de la magie du titre originel, on pourra néanmoins profiter des titres gratuitement en les téléchargeant sur le site de son label Domino.


Tracklist  :

01. Lewis Takes Off His Shirt (album version)

02. Lewis Takes Off His Shirt (Dan Deacon Remix)

03. Lewis Takes Off His Shirt (Benoît Pioulard Remix)

04. Lewis Takes Off His Shirt (CFCF Remix)

05. Keep The Dog Quiet (Simon Bookish Remix)

06. Midnight Directives (Max Tundra Remix)


Album | 20 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Encore plus que sur « Olé! Tarantula », la force de « Propellor Time » est de ne pas être un album de Robyn Hitchcock mais bien un album de The Venus 3. Depuis trois albums, l’ancien leader des Soft Boys est donc accompagné de Peter Buck de R.E.M, de Scott McCaughey des Young Fresh Fellows et de Bill Rieflin de Ministry (et de toute la sphère qui l’entoure, de Nine Inch Nails à Revolting Cocks en passant par Pigface). Et une véritable alchimie entoure le quatuor ; tout du moins autant qu’à l’époque de The Egyptians.


Ainsi un titre comme « The Afterlight » révélera forcément sous les coups de la guitare de Peter Buck une inévitable accointance avec R.E.M. Et si Robyn Hitchcock ne cherchera bien heureusement jamais à faire son Al Jourgensen sur les fines rythmiques de Bill Rieflin, il en résultera des chansons qui sous l’apparente spontanéité n’en seront pas moins parfaitement millimétrées.


Car oui c’est bien de spontanéité qu’il s’agit ici. Sur « Luckiness », Peter Buck joue de la mandoline avec une telle dextérité qu’on en reste béa en réalisant à la fin de la chanson qu’il s’agissait d’une prise live. On ressent ainsi une certaine chaleur en entrevoyant la simplicité avec laquelle a été enregistrée ce « Propellor Time ».


Si quelques titres déçoivent un peu de par leurs influences trop marquées (« Sickie Boy »), on continue de se plonger avec engouement dans ce songwriting folk qui doit autant à Lou Reed (« Primitive ») qu’à Bob Dylan (« Born On The Wind »). Perdu au milieu de trop de chansons et de trop d’harmoniques, les mélodies se répondent les unes aux autres de manière étrange au point d’entrevoir du Alain Bashung dans « Star of Venus » (un léger gimmick me rappelant étrangement « Vertiges de l’amour »). Cette science de l’intonation qui touche est décuplée sur « Ordinary Millionaire » par la présence de Johnny Marr. « Propellor Time » possède vraiment le charme des réunions inopinées entre amis et on y croisera ainsi également Christopher Ballew des President of the USA.


Quelque soit votre parcours, quelques soient vos rencontres, il y aura toujours un point d’accroche ici. Robyn Hitchcock est cette auberge toujours accueillante dont l’harmonica fait mouvoir les continents et dont la voix appelle au loin les promeneurs égarés.

News | 19 July 2010 | Publié par Benjamin F

 

Discrets et intransigeants, The Walkmen continuent, à l’abri des regards curieux, de gravir les échelons vers les hautes sphères de l’indie-rock. C’est le 14 septembre que sortira leur sixième album, une œuvre qui on l’espère leur apportera une reconnaissance égale à Grizzly Bear, Arcade Fire ou encore The National.


Un premier extrait de « Lisbon » est disponible ci-dessous. Porté par une fanfare avec trompettes et tambours, les new yorkais y distille déjà leurs émotions pleines d’une amérique d’antant.